Conakry, 20 Fév. (AGP)- Le Gouvernement de Dr Bernard Goumou a été dissout lundi, 19 Février 2024 par un décret du président de la République, chef de l’Etat, le Général de corps d’Armée Mamadi Doumbouya.
Un décret lu à la télévision nationale par le ministre secrétaire général à la présidence, Général de division Amara Camara, entouré du chef d’Etat-major général des armées, général Ibrahima Sory Bangoura et de plusieurs membres du Comité National de Rassemblement pour le Développement (CNRD).
Aussitôt, le chef d’état-major général des armées, général de division Ibrahima Sory Bangoura, a annoncé des mesures conservatoires contre les membres du gouvernement dissout.
Il s’agit automatiquement de la restitution des véhicules de service et d’escorte des membres du gouvernement dissout sans délai, le gel de leurs comptes bancaires, la restitution de tous les documents de voyage au secrétariat général de la présidence, la remise des cachets aux intérimaires désignés et la démobilisation de tous les gardes du corps et aides de camp.
Cette dissolution du gouvernement est appréciée par plus d’un guinéen comme un ouf de soulagement pour le peuple qui, depuis plusieurs mois, commençait à s’interroger sur la direction que prend la transition.
Le président Général Mamadi Doumbouya veut, de par ce décret, être à l’écoute du peuple mais aussi au service de la nation pour laquelle il s’est engagé avec l’ensemble du CNRD pour un lendemain meilleur.
Pour un analyste qui suit de près l’évolution de la transition depuis le 05 septembre 2021, le gouvernement de Dr Bernard Goumou a brillé par une incapacité notoire. Au-delà du manque d’union et de compréhension au sein du l’équipe, il y a de nombreux problèmes qui commençaient à faire leurs effets nocifs sur la vie de la population. Cherté de la vie avec l’augmentation du prix des denrées de première nécessité, la coupure de l’internet, la restriction des médias sans oublier la grogne du mouvement syndical qui était, jusqu’à ce lundi, 19 février 2024, à deux (02) doigts du déclenchement d’une grève générale illimitée sur toute l’entendue du territoire national pour la libération du secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), et le respect de l’ accord tripartite (gouvernement, syndicat et patronnant).
Cet analyste qui a requis l’anonymat, souligne que tous les ingrédients étaient réunis pour discréditer l’ensemble des belles œuvres entreprises par le général président Mamadi Doumbouya. Certes l’être humain n’est pas parfait mais en observant l’homme du 05 septembre on peut présumer sans nul doute qu’il est animé d’une bonne volonté pour la Guinée. Mais à un moment donné il s’est éloigné du peuple. On suppose que le décret du 19 février 2024 va encore l’approcher davantage du peuple de Guinée qui fonde encore son espoir sur son leadership.
Il indique que les vœux du peule sont contenus dans les engagements pris le 05 septembre 2021. S’il reste attaché à ses engagements de départ, il finira par avoir l’estime de chaque citoyen. La ville est devenue calme après le décret. Il y a ceux qui manifestent déjà la joie de voir les responsables du divorce entre le président et son peuple, « chassés hors du palais ».
On peut résumer que ce décret est une sorte de réconciliation entre le président Mamadi Doumbouya et son peuple qui attend impatiemment tout de lui. Il rendra encore le peuple heureux, dit-on, s’il arrive à faire un sang neuf qui donnera un véritable nouveau souffle à la conduite de la transition. Rien n’est encore tard, dit-on !
La Rédaction




