Conakry, le 28 aout 2023 (AGP)-Les enseignants contractuels de Guinée rejettent toute idée de participer à un concours pour leur intégration à la fonction publique. Ils demandent aux autorités du pays de les rétablir dans leurs droits avant l’ouverture prochaine des classes. L’annonce a été faite samedi 26 Aout par la coordination nationale lors d’une assemblée générale tenue à Conakry.
La coordination nationale des enseignants contractuels a donc exprimé son désaccord face à la proposition du gouvernement qui exige un concours pour les intégrer à la fonction publique.
« Chaque fois, je me pose la même question. Est-ce que l’éducation est une priorité en Guinée ? (…) Depuis 2018, c’est le même discours qui est tenu aux enseignants contractuels. Patientez-vous, nous sommes en train de traiter vos dossiers, « dira Alseny Mabinty Camara, coordinateur national des enseignants contractuels.
Les enseignants contractuels réclament leur intégration à la fonction publique sans condition et le paiement des arriérés de leurs salaires. Ils menacent de ne pas aller en classe dès la rentrée des classes pour l’année 2023-2024 si leurs revendications ne sont pas prises en compte par les autorités.
Alseny Mabinty Camara, précise aussi : « Aujourd’hui, l’Etat nous doit six (6) mois d’arriérés, plus de neuf (9) mois de prime d’incitation. Les vacances devraient être inclues dans le contrat qui a été signé par les enseignants contractuels communautaires. Malheureusement, il n’y a eu que trois mois payés aux enseignants contractuels difficilement ».
Les secrétaires généraux des structures syndicales soutiennent le mouvement des enseignants contractuels pour le non-respect de l’engagement du gouvernement sur la situation des enseignants contractuels.
Depuis 2018, ils réclament leurs droits et la réalisation de la promesse tenue par les autorités du pays pour leur intégration à la fonction publique.
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