Conakry, 31 oct (AGP) – Le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG), a célébré, samedi 31 octobre 2026 à Conakry, la Journée internationale de la jeune fille, autour du thème : « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles ».
Cette rencontre a été marquée par plusieurs activités de sensibilisation, notamment la projection d’un documentaire sur les conséquences du mariage des enfants, un panel d’échanges sur les stratégies de prévention du mariage précoce, ainsi que des prestations de slam et de théâtre.
Un village informatif comprenant plusieurs stands consacrés aux violences basées sur le genre, aux mutilations génitales féminines, au cyber-harcèlement, à la santé sexuelle et reproductive et au leadership féminin, a également permis aux participants de s’informer sur les mécanismes de protection et d’assistance.
Dans son intervention, la Coordinatrice exécutive du CJFLG, Hadja M’mahawa Camara, a alerté sur la persistance des violences basées sur le genre en Guinée, notamment le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines et les violences sexuelles et psychologiques.
Elle a rappelé qu’environ 47 % des jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans avaient été mariées ou mises en union avant l’âge de 18 ans, selon les données de l’Enquête démographique et de santé de 2018 reprises par l’UNICEF.
Présentant les résultats du projet <<Amplifier la voix des jeunes féministes en Afrique de l’Ouest – Guinée >>, mis en œuvre avec l’appui d’Equipop, Hadja M’mahawa Camara, a indiqué que quatre émissions télévisées avaient été réalisées et que plus de 800 hommes, sur les 1 200 ciblés, avaient été sensibilisés à la masculinité positive. Elle a plaidé pour une meilleure application des lois et des engagements concrets des institutions en faveur de la protection des filles.
De son côté, la Cheffe de Cabinet du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Fatoumata Binta Diallo, représentant la ministre Aminata Kaba, a réaffirmé l’engagement de son département à poursuivre les efforts de lutte contre le mariage des enfants et les violences basées sur le genre.
Elle a souligné que l’éducation, la protection et l’autonomisation des jeunes filles constituent des investissements essentiels pour l’avenir de la Guinée.
Fatoumata Binta Diallo a également appelé les familles, les autorités, les hommes, les garçons et les communautés à s’impliquer davantage dans cette lutte afin de garantir aux filles le droit d’étudier, de se former et de choisir librement leur avenir.
La rencontre a pris fin par la présentation d’un document de plaidoyer et la signature d’un tableau d’engagement collectif, invitant les différents acteurs à traduire leurs promesses en actions concrètes pour mettre fin au mariage des enfants et garantir aux filles un environnement favorable à leur épanouissement.
AGP/31/10/026 MBD/CM/AND




