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Guinée : Les citoyens donnent leurs avis sur le débat d’orientation constitutionnelle lancé par le CNT

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Conakry, 18 mai (AGP)- Suite au lancement officiel du débat d’orientation constitutionnelle par le conseil National de la transition (CNT), la rédaction de l’AGP est allée à la rencontre des citoyens pour recueillir leurs avis.

Rencontré à Boké, M. kandet Ibrahima Soumah, fonctionnaire à la retraite et ancien Directeur des ressources humaines de la région administrative de Boké, a défini la constitution comme étant l’ensemble des règles, principes et lois qui définissent le fonctionnement d’une nation, autrement dit « le texte fondateur d’une nation ».

Quand on prend l’histoire des constitutions avec la première république, il y a eu une constitution qui a géré le pays qui se basait sur le pouvoir du peuple par le peuple. Une constitution a connu des hauts et des bas.

Ensuite est venue la deuxième république, avec le multipartisme intégral et ses corollaires.

Avec la troisième république, l’espoir au départ était permis, mais voilà que cette constitution aussi a été taillée sur mesure pour renforcer la position d’un groupuscule, mais au fur à mesure qu’on avançait, le pays s’enfonçait dans les spirales de contestation liées à la haute cotisation de l’administration. Ensuite chaque partie est créée sur la base ethnique et voilà que cette constitution n’a pas répondu aux attentes des citoyens du pays.

Aujourd’hui, avec l’avènement des militaires du CNRD au pouvoir, nous espérons qu’avec le projet de débat d’orientation constitutionnelle, la nouvelle constitution prendra en compte toutes les dimensions : conseils, économique, politique, culturel et même sécuritaire du pays.

Si nous voulons que ce pays avance, il faudrait qu’on réduise le nombre de partis politiques.

Pour rappel, le Général Lansana Conté, avait dit deux partis politiques. Mais les politiciens de l’époque ont insisté sur le fait qu’on instaure le multipartisme intégral, et aujourd’hui voilà les conséquences. Nous continuons à enregistrer des manifestations violentes un peu partout, chacun s’est retrouvé dans son parti sur la base ethnique, donc nous espérons qu’avec le projet de la nouvelle constitution, les gens vont tirer les meilleures leçons du passé et surtout, il ne faut pas calquer notre constitution sur le modèle occidental, mais le faire plutôt à l’africaine.

AGP 18/05/2023                             FS/TD/ABD

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