Conakry, 20 août (AGP)- La Journée mondiale de la photographie a été célébrée, mercredi 19 août 2026, à la Maison de la culture de Matam, à Conakry, par les photographes professionnels de Guinée, en présence des cadres du mMnistère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, conduits par le directeur général de l’Office national du cinéma, de la vidéo et de l’image (ONACIG), Amara Traoré.
Organisée par l’Union des Photographes Professionnels de Guinée (UPPG), la cérémonie avait pour thème principal la valorisation et la préservation des archives photographiques.
À cette occasion, un panel consacré à la question « Comment monétiser les images ? » a réuni deux acteurs du secteur, Abdel Cheick Camara et Mamadou Billo Bah. S’appuyant sur leurs expériences professionnelles, les deux intervenants ont échangé avec les participants sur les différentes possibilités de valorisation économique des œuvres photographiques.
La cérémonie a également enregistré la présence de Mohamed Lamine Camara, conseiller communal et représentant du maire de Matam.
Pour le président de l’UPPG, Mohamed Lamine Sylla, le choix du thème de cette année répond à une volonté de sensibiliser les professionnels à l’importance de préserver durablement les archives photographiques de la Guinée.
« Nous devons prendre conscience de l’importance de nos archives photographiques et œuvrer à leur préservation », a-t-il déclaré, avant de souligner l’ambition de l’UPPG de s’inspirer de l’expérience de Bamako, au Mali, reconnue comme une importante capitale de la photographie sur le continent africain.
Le président de l’UPPG a également évoqué les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les photographes guinéens, notamment avec l’essor des nouvelles technologies, des smartphones et de l’intelligence artificielle, qui bouleversent les pratiques et le marché de l’image.
L’organisation professionnelle a ainsi sollicité de l’État la mise en place d’un fonds annuel de soutien destiné à accompagner les photographes et à contribuer à la pérennisation de leur activité.
La question de la prise en charge sanitaire des professionnels du secteur a également été soulevée. Mohamed Lamine Camara a plaidé pour une meilleure assistance médicale en faveur des photographes confrontés à des problèmes de santé.
« Mes membres photographes frappés par des maladies, notamment l’hypertension, sont aujourd’hui invalides et sans assistance sanitaire », a-t-il déploré. Il a appelé le ministère de la Culture à accorder une attention particulière à cette situation.
La cérémonie s’est achevée par une visite des stands consacrés à l’exposition de photographies, qui retracent des moments marquants de l’histoire et de la vie culturelle guinéenne.
AGP/21/08/026 MYS/CM/AND




