Conakry25 mars (AGP) – Le Premier ministre Amadou Oury Bah a dévoilé mercredi, 25 mars 2026, un bilan économique offensif lors de sa déclaration de politique générale. Portées par la digitalisation, les recettes de l’État sont passées de 18 859 milliards de GNF en 2020 à 45 000 milliards en 2025.
S’exprimant devant les conseillers nationaux de la Transition (CNT) au Palais du Peuple, le chef du gouvernement a détaillé les leviers de cette performance macroéconomique. Selon lui, cette progression fulgurante de 139 % témoigne de la montée en puissance des régimes financiers du pays.
La digitalisation comme moteur d’économies M. Bah a particulièrement insisté sur la modernisation de l’administration. La mise en œuvre d’un fichier unique de gestion et la dématérialisation des procédures ont permis de générer 246 milliards de GNF d’économies. « Ces réformes renforcent la discipline budgétaire et la crédibilité de l’État », a-t-il affirmé, soulignant une volonté de transparence accrue.
Un PIB réévalué de 51 %
L’autre point fort de cette intervention concerne la richesse nationale. Le processus de « rebasage » du Produit Intérieur Brut (PIB) a permis de réévaluer ce dernier à plus de 36 milliards de dollars, soit un bond de 51,2 %. Pour le locataire du Palais de la Colombe, ces chiffres révèlent une économie guinéenne « plus robuste et diversifiée » que par le passé.
Ce grand oral fixe le cap d’une transition qui mise désormais sur la solidité de ses indicateurs économiques pour asseoir sa légitimité.
AGP/25/03/026 MBD/MKC/FM




