Conakry, 14 Jan (AGP)- Georges Olemou(gendarme), Jean Louis Kpoghoumou(militaire) et Thomas Touaro (militaire) ont comparu ce mardi, 13 janvier au Tribunal de Première Instance(TPI) de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry en son audience correctionnelle pour des infractions « commises » à l’occasion des événements du 28 septembre.
Ces officiers sont poursuivis pour complicité d’abus d’autorité, de meurtre, d’assassinat, de viol, de coups et blessures volontaires, de vol en main armée, d’enlèvement, de séquestration et d’entrave aux mesures d’assistance ainsi que l’omission de porter secours.
Après lecture de l’ordonnance de renvoi, les avocats de la défense se sont tour à tour succédé pour dénoncer des manquements qu’a connue, selon eux, la procédure qui est juridiquement morte. Sur ce, ils ont demandé au tribunal d’ordonner la mise en liberté de leurs clients qui croupissent en prison.
Le ministère public a pris la parole à l’effet de réagir aux arguments qu’il qualifie « d’infondés développés par les avocats de la défense ». Ces arguments, dit-il, ne doivent pas retenir l’attention du tribunal, ils doivent être rejetés.
Pour les avocats de la partie civile, leurs homologues n’ont fait que perdre le temps alors qu’ils ont beaucoup à faire dans cette procédure qu’ils demandent l’annulation.
Pour rappel, ces événements sont intervenus suite à l’appel à manifester de la force vive de l’époque contre une éventuelle candidature de l’ex président de la transition, capitaine Moussa Dadis Camara. Cette manifestation a été réprimée dans le sang faisant un bilan selon certaines organisations de défense de droit de l’homme, 109 femmes violées, 156 morts et des portés disparus entre autres au Stade du 28 septembre.
Ainsi, l’audience a été renvoyée au 19 janvier prochain pour la suite des débats.
AGP/14/1er/026 TB/MKC/AND




