Conakry, 17 fév(AGP)- Poursuite ce mardi, 17 février des auditions des parties civiles au Tribunal de Première Instance(TPI) de Dixinn délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry en son audience criminelle.
A la barre, Alseny Diallo, enseignant de profession a justifié sa constitution de partie civile pour avoir été victime au Stade du 28 septembre à l’occasion de la manifestation organisée par les forces vives de la nation d’alors contre une éventuelle candidature de l’ex président de la transition le capitaine Moussa Dadis Camara.
Alseny Diallo a indiqué qu’une fois arrivés à l’esplanade du Stade du 28 septembre, ils ont été dispersés par les forces de l’ordre à l’aide des bombes lacrymogènes qui les ont poussés à fuir vers la pharmacie centrale de Guinée et puis revenir à un instant après dans ces lieux.
《A partir de la pelouse du Stade, j’ai entendu des tirs des armes de guerre, c’était la débandade. Chacun cherchait à sauver sa tête dans ces lieux, où il y avait assez de manifestants qui ont bien voulu répondre à l’appel à manifester des forces vives》, a expliqué cet enseignant avant d’ajouter qu’il a été blessé par des gendarmes.
Dans cette débandade, selon lui, j’ai pu aussi constater la présence des hommes habillés en maillot du club Chelsea, muni tous d’arme blanche pour poignarder les manifestants qui cherchaient à se sauver des lieux. Ce qui m’a beaucoup effrayé ce jour, dit-il, c’est lorsque j’ai vu des militaires tirer sur les fils électriques pour électrocuter les manifestants et tirer sur ceux qui cherchaient à sortir en escaladant le mur vers les rails.
Pour lui, la répression contre les manifestants dans ces lieux a été bien organisée par les auteurs qui voulaient leur faire regretter de leur acte.
Après avoir réussi à quitter le stade, Alseny Diallo dira qu’il a bénéficié des soins à la polyclinique de Dixinn.
AGP/17/02/026 TB /MKC/AND




