Conakry, 30 juil. (AGP)- Le ministre de l’Information et de la Communication (MIC), Fana Soumah, a procédé mercredi 30 juillet 2025 à la RTG Koloma à une séance d’information et de vulgarisation du projet de la nouvelle constitution à l’intention des cadres et travailleurs de son département.
Dès l’entame de son intervention, le Ministre Fana Soumah, a affirmé que si ce projet est adopté lors du référendum du 21 septembre 2025, il deviendra la norme suprême régissant tous les Guinéens, ainsi que toute personne vivant sur le territoire national, sans distinction de race, d’ethnie, de religion ou de communauté.
« D’où la nécessité pour nous tous de connaître le contenu du texte afin de permettre aux citoyens de faire un choix éclairé entre le OUI ou le NON le jour du vote. Mais je précise que nous ne sommes pas en campagne référendaire. Nous sommes à l’étape de vulgarisation du contenu du projet », a-t-il souligné.
Le ministre a invité les cadres et travailleurs de son département ainsi que les professionnels des médias publics et privés, à s’approprier le contenu du projet de la nouvelle constitution afin de le transmettre de manière pédagogique à leurs proches et à l’ensemble des citoyens.
« Il s’agit de la vulgarisation. Et qui mieux que nous, hommes et femmes des médias, pour assumer cette mission ? Lorsque nous parlons au micro, lorsque nous écrivons dans nos journaux ou sur nos sites, notre audience est vaste. Il est donc essentiel de mobiliser toutes nos énergies pour faire de cette campagne de vulgarisation un véritable succès. C’est un devoir, car notre avenir commun en dépend », a insisté le ministre.
Le Conseiller juridique du Ministère de l’Information et de la Communication, Paul Sékou Yaradouno a, à son tour, rappelé l’importance pour les agents des médias publics de bien comprendre le projet, en raison de leur rôle essentiel dans sa diffusion.
« L’objectif est de leur permettre de s’approprier le texte, pour qu’ils puissent ensuite relayer l’information au niveau de la population. La communication sur ce projet doit être maîtrisée, impartiale et claire, car elle vise à asseoir la légitimité du processus et à favoriser sa compréhension », a-t-il expliqué.
Parmi les innovations introduites par le projet de la nouvelle constitution, M. Yaradouno a mentionné la possibilité pour les citoyens de soumettre un sujet d’intérêt national par voie de pétition, si celui-ci n’a pas été pris en compte par l’Assemblée nationale.
« Le mandat présidentiel passe de cinq (5) à sept (7) ans, avec une limitation stricte rendant impossible toute modification du nombre et de la durée des mandats. Le projet interdit également la peine de mort. Ce ne sont que quelques exemples des nombreuses innovations contenues dans le texte », a-t-il ajouté.
Pour clore, le Conseiller juridique du Ministère de l’Information et de la Communication a affirmé que le projet vise à instaurer un équilibre politique, social et économique : « À travers ce texte, nous voulons construire une société juste, équitable et fondée sur les principes de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des finances publiques ».
AGP/30/07/025 AOK/CM/AND




