Conakry, 15 Mai (AGP)- Le canari, objet d’art, autrefois très convoité à cause de son utilité multiple, a tendance à disparaitre dans les communautés.
De nos jours, les canaris appelés dans la langue soussou ‘’ FEYIN’’ sont beaucoup moins utilisés par la nouvelle génération.
Avant ce récipient constitué d’argile servait d’abreuvoir pour de nombreuses familles en donnant de la fraicheur à l’eau qu’il contenait. Il était aussi fréquent de voir un canari rempli d’eau accroché sur le tronc d’arbre le long des routes qui reliaient les localités du pays pour permettre aux voyageurs de se rafraîchir. Dans d’autres communautés, cet article était utilisé dans la cuisine pour assaisonner les couscous africains.
De nos jours, il ne sert que de pot de fleurs dans les concessions des « plus aisés », d’où le cri d’alarme de M’Mah Toure, vendeuse de canaris dans la commune de Matoto.
« Avant, on a vu ces objets avec nos anciens, de nos jours nous n’avons pas besoins de ça, mais c’est avec ces objets que nos anciens cuisinaient, buvaient se lavaient, et faisaient tant d’autres choses. Actuellement nous sommes confrontés à la rareté de la clientèle sur le marché. Le déguerpissement sur les emprises nous a beaucoup affectées car ces objets doivent être exposés dans les endroits qui sont fréquentés pour mieux être vus.
Dame Touré se plaint également des cas de vols dont elles sont victimes, c’est pourquoi, elle lance un appel à l’endroit des autorités de la transition pour les aider à préserver ces objets qui font partie de nos valeurs ancestrales.
AGP / 15/05/023 AD/AND




