Kankan, 30 Sept (AGP)- Ce lundi 29 septembre, un atelier de réflexion s’est tenu sur le fonctionnement des comités villageois d’entretien des pistes rurales, un maillon essentiel dans l’approche du projet visant à assurer le développement économique dans les localités éloignées. Cette rencontre a rassemblé les représentants des communautés, les cadres des services techniques de l’agriculture, ainsi que ceux du génie rural de la région de Kankan, autour des enjeux liés à l’entretien des pistes rurales, dans le cadre d’un projet.
Ibrahima Fanta Diané, chef de bureau technique du génie rural de Kankan, a d’abord félicité les efforts fournis par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage en faveur du désenclavement des communautés locales.
« Il est forcé de constater que l’état de nos routes est dans l’ensemble très dégradant. Nous avons accompli beaucoup de choses, mais il en reste encore beaucoup à faire. C’est pourquoi nous sommes réunis ici ce matin pour pouvoir maintenir en bon état ce qui a été réalisé par l’État. Il ne s’agit pas seulement de construire et de tourner le dos. En agissant ainsi, les routes ne tiendront pas. C’est pourquoi nous sommes présents à cet atelier ce matin. Entre deux communautés, nous réalisons une piste. Il est question que ces deux communautés collaborent pour que chacun puisse travailler de son côté, afin que la route ne soit pas coupée au mauvais moment, comme nous le vivons actuellement sous la pluie, » a-t-il souligné.
Le but de cette rencontre est de sensibiliser les communautés villageoises à l’importance du suivi après les travaux, car l’État déploie des efforts considérables pour la réhabilitation des pistes rurales. Labilé 1 Lamah, coordinateur du projet Agrifarm dans la région de Kankan, a déclaré : « Le projet repose sur l’approche UTDE, qui signifie Unité Tertiaire du Développement Économique. Cela consiste en l’aménagement des plaines, la construction de marchés, et le relèvement de ces deux éléments par les pistes rurales. Nous savons tous qu’aujourd’hui, la charge des coûts sur le marché est en grande partie liée au transport. Si l’état des routes est vétuste, le coût du transport augmente progressivement. Nous avons donc convoqué ces communautés pour les sensibiliser à cela. L’État investit beaucoup, mais si, après ces investissements, il n’y a pas d’entretien, chaque année, il faut recommencer. Par conséquent, il est essentiel de placer la communauté au centre des décisions et des interventions du projet, car c’est elle qui utilise ces infrastructures et en tire profit. »
Pour l’ONG AGUISSA, l’opérateur chargé de l’ingénierie sociale dans le cadre du programme Agrifarm, l’entretien des pistes rurales constitue l’un des axes majeurs de leur mission. Mamadou Kouyaté, coordinateur de l’ONG AGUISSA, a précisé : « Dans chaque village riverain, nous avons identifié des jeunes, garçons et filles, qui ont été organisés en comités d’entretien des pistes. Nous leur fournissons une formation et un accès à des outils de travail. Ils sont bien structurés et formés en gouvernance. C’est ainsi que nous mobilisons ces communautés villageoises, dans leur propre intérêt, mais aussi dans l’intérêt du pays. »
Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ce cadre d’échange représente une avancée significative, car le thème aborde le fonctionnement des comités d’entretien villageois des pistes. Sidiki Koulibaly, directeur général adjoint de l’Agriculture et de l’Élevage, a conclu : « Chaque année, nous observons des réalisations, des pistes construites par les projets, mais nous constatons également que ces pistes ne durent pas dans le temps. Si une initiative vise à assurer la pérennité de ces pistes pour qu’elles aient une longue vie, nous ne pouvons que nous en réjouir et remercier le projet Agrifarm ainsi que le partenaire de mise en œuvre, AGUISSA. »
AGP/30/09/026 MKK/MKC/AND




