Kankan, 21 Jan (AGP)-Le parquet du Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan, a officiellement ouvert, mardi 20 janvier 2026, les audiences criminelles.
Cette session examinera plus de 20 dossiers, dont 8 inscrits au rôle au compte de la première journée. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique pénale du gouvernement, marquant un pas important vers la garantie de l’État de droit prôné par les autorités judiciaires et le désengorgement des maisons d’arrêt, a-t-on indiqué.
La salle d’audience A de la cour d’appel de Kankan a accueilli le lancement officiel de cette session criminelle. Le procureur général près la cour d’appel de Kankan, Marwane Baldé, a souligné la nécessité d’une sévérité accrue dans les décisions judiciaires pour lutter contre la criminalité.
« Il n’y a pas de tolérance concernant les actes criminels dans la ville de Kankan. J’ai demandé que le maximum des peines soit requis au tribunal et que les magistrats du siège examinent attentivement leurs décisions. J’invite également le procureur de la République à exercer pleinement son droit d’appel général lorsque la loi ne sera pas respectée. Par ailleurs, j’appelle les procureurs des régions de Faranah et N’zérékoré à organiser rapidement des audiences criminelles pour alléger la charge des maisons d’arrêt », a-t-il dit.
Le président du tribunal de première instance, (TPI), Mamadou Saliou Diakité, a rappelé l’objectif de ces audiences. « Cette session criminelle examinera plus de 20 dossiers, dont 8 inscrits au rôle, conformément à la politique pénale du gouvernement et à la loi portant code de procédure pénale. L’objectif fondamental de cette session est de rendre justice au nom du peuple guinéen, de lutter contre la criminalité et le grand banditisme, tout en respectant les droits humains et les textes de loi. »
Fodé Bintou Kéita, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, a précisé les faits inscrits au rôle. « Les personnes régulièrement renvoyées, tout en respectant le principe de la présomption d’innocence, sont poursuivies pour des faits de vol à main armée, de viols et de complicités, ainsi que pour des meurtres, notamment ceux ayant entraîné l’amputation de membres lors d’affrontements entre villages. Dans le cadre de notre politique pénale visant à lutter contre la criminalité organisée, nous avons lancé aujourd’hui les audiences criminelles afin que chacun puisse connaître son sort ».
Mohamed Camara, parent d’une victime de viol, a partagé l’expérience de sa fille, affirmant sa confiance en la justice. « Elle a été victime de viol à l’école primaire de Dar es Salaam. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui. Depuis l’année scolaire passée, l’agresseur n’est plus élève. Ma fille avait demandé la permission à sa maîtresse pour se rendre aux toilettes, et c’est à ce moment-là qu’il en a profité pour la violer. J’espère que la justice prendra les mesures nécessaires pour éviter que de tels actes se reproduisent. J’ai confiance en la justice », a-t-il indiqué.
Pour cette première journée, plus de 16 accusés comparaîtront dans les divers dossiers inscrits à l’ordre du jour.
AGP/21/01/026 MKK/MKC/AND




