Kankan, 17 Fév. (AGP)- Les jeunes filles leaders de Guinée antenne Kankan ont lancé jeudi, 15 février 2024 une série de causeries éducatives dans les établissements scolaires et certains médias de la place en partenariat avec Global Média Compagny GMC et l’ambassade des États-Unis d’Amérique sous le financement de l’UNFPA.
Cette causerie est essentiellement axée sur la lutte contre les violences basées sur le genre dans la préfecture de Kankan notamment les Mutilations Génitales Féminines (MGF), dans le cadre de la célébration en différé de la journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine.
L’objectif de ces actions vise à échanger avec les élèves sur les conséquences de la mutilation génitale féminine qui est une pratique courante dans les communautés mais comporte de multiples dangers pour la santé des jeunes filles.
‘’ Comme nous le savons c’est l’une de nos pratiques ancestrales, l’une de nos anciennes coutumes qu’on est en train de pratiquer toujours mais qui n’a que des conséquences négatives sur la vie de la fille, de la femme et voire même sur la vie de tout une société entière. Alors, nous sommes aujourd’hui au lycée Samory Touré et on est passé au lycée 3 Avril pour sensibiliser les jeunes élèves qui sont les futurs cadres de demain mais aussi les futurs parents, pour leur préparer sur ces questions de mutilation pour qu’à leur tour, ils puissent vraiment sensibiliser leur famille, leur camarades qui n’ont pas eu la chance d’être avec nous dans actions de sensibilisation. En plus de cela, protéger leur sœur et voir même leurs enfants qui vont venir dans les années à venir.’’, a fait savoir Kadé Nabé, chargée à l’organisation des formations au sein du club des jeunes filles leaders antenne Kankan.
Du lycée Almamy Samory Touré en passant par le lycée 3 Avril, les messages véhiculés ont permis aux participants d’acquérir des connaissances approfondies sur les effets et risques des mutilations génitales.
C’est le cas de Kaba Fofana. « Je suis très heureux de prendre part à cette rencontre qui, pour moi, est une noble mission. Elle m’a donné beaucoup d’expériences, beaucoup de choses que je ne connaissais pas, elle été une opportunité pour moi de comprendre que l’excision a des conséquences négatives, car elle provoque la stérilité chez la femme, pourtant la chose la plus précieuse chez la femme c’est l’enfant. Si la femme n’enfante pas je crois qu’elle n’a pas sa raison d’être. », a-t-il laissé entendre.
Quant à Fatoumata Germaine Diakité, élève en terminale, elle invite les parents à abandonner cette pratique ancestrale qui a des conséquences négatives sur le bien-être sanitaire des filles et femmes.
Au-delà des causeries éducatives dans les établissements scolaires, des émissions de sensibilisation ont été réalisées dans certains médias de la place pour élargir leur champ d’action.
AGP/17/02/024 MK/CM




