Kindia, 21 nov. (AGP)- La présidente de l’Union des Femmes de Bangouya tire la sonnette d’alarme au sujet du siège son organisation, autrefois symbole de dynamisme et de solidarité féminine, est aujourd’hui, selon elle, dans un état de dégradation avancée. Le bâtiment, construit il y a plusieurs années grâce au soutien d’une ONG belge, souffre désormais d’infiltrations, de fissures et d’un manque total d’entretien.
Selon la présidente, Aminata Barraya Sylla, les femmes de Bangouya se retrouvent de plus en plus limitées dans leurs activités quotidiennes.
« Nous n’avons plus un espace sûr et fonctionnel pour organiser nos formations, nos réunions et nos projets. Ce siège représente notre voix, notre unité. Le voir se détériorer ainsi nous désole profondément », confie-t-elle avec émotion.
Face à cette situation préoccupante, les femmes ont adressé une doléance officielle au chef de l’État. Elles sollicitent l’appui des autorités pour réhabiliter le bâtiment et redonner vie à ce lieu essentiel au développement communautaire.
« Nous espérons être entendues. Les femmes jouent un rôle crucial dans la paix sociale, l’éducation des jeunes et l’économie locale. Un siège rénové nous permettra de travailler dans de meilleures conditions », ajoute la présidente.
Dans toute la localité, a-t-on constaté, ce plaidoyer trouve un écho favorable. De nombreux habitants reconnaissent l’impact positif des initiatives portées par l’Union des Femmes, notamment en matière d’autonomisation, d’alphabétisation et de sensibilisation sociale.
Pour l’heure, les femmes de l’Union restent mobilisées et déterminées. Elles appellent l’État, les partenaires au développement et les ONG à se joindre à leur cause afin de préserver cet outil indispensable à leur épanouissement et à leur engagement citoyen.
AGP/21/11/025




