Koubia, 14 oct. (AGP)- À Maromi, dans la préfecture de Koubia, Maïmouna Diallo, entrepreneure agricole, s’active dans son champ de fonio en pleine période de récolte. Malgré le manque d’équipements modernes et la pénibilité du travail, elle entend poursuivre son ambition, celle de promouvoir la production et la commercialisation d’un fonio biologique de qualité.
Engagée dans toute la chaîne de valeur, de la production au transport, jusqu’à la commercialisation, Maïmouna Diallo suit de près l’évolution de ses cultures. Présente dans l’un de ses champs à Maromi, elle observe le déroulement de la récolte, une étape exigeante qui nécessite beaucoup de temps et d’énergie.
« Aujourd’hui, je suis venue voir comment se passe la récolte. Pour le fonio, dès que les plants commencent à s’incliner, c’est le signe qu’il est temps de récolter », explique-t-elle.
L’absence de machines agricoles constitue toutefois un obstacle majeur à son activité. Avec des outils rudimentaires, elle poursuit les travaux malgré les difficultés.
« Il n’y a pas de machines, le travail est pénible. Il faut faire avec. Le fonio, comme on le dit, c’est le trésor africain », souligne l’entrepreneure.
À travers sa marque « Bioray », qui signifie, selon elle, « le bio qui rayonne », Maïmouna Diallo souhaite valoriser un fonio produit dans le respect de l’environnement et des exigences de qualité.
Elle insiste sur l’importance de limiter l’utilisation des produits chimiques dans les cultures, en soulignant que le recours aux herbicides et aux pesticides peut affecter la qualité du produit final.
Malgré les contraintes matérielles, l’entrepreneure poursuit ainsi son projet de développement d’une filière de fonio biologique à Koubia, avec l’ambition de contribuer à la valorisation de cette céréale traditionnelle africaine.
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