Kouroussa, 25 mai. (AGP)- Construit durant la période coloniale, précisément dans les années 1910, le vieux pont de Kouroussa demeure l’un des symboles historiques les plus emblématiques de cette préfecture de la Haute-Guinée.
Véritable témoin du passé, l’ouvrage continue de rappeler aux populations les sacrifices consentis par les anciennes générations lors de sa réalisation.
Rencontré à la bibliothèque Camara Laye de Kouroussa, Ibrahima Kalil Condé, enseignant retraité et ancien étudiant de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation (ISSEG) de Manéah, estime que ce pont représente bien plus qu’une simple infrastructure.
« Le vieux pont de Kouroussa, construit dans les années 1910, reste un souvenir inoubliable pour les populations. Il rappelle surtout les souffrances de nos grands-parents qui ont travaillé durement pour réaliser cet ouvrage historique », a-t-il déclaré.
Durant plusieurs décennies, cette infrastructure a joué un rôle essentiel dans les échanges économiques et sociaux de la localité. Le pont facilite notamment le transport des produits agricoles et assurait la liaison entre plusieurs villes environnantes, dont Kankan et Dabola.
Pour de nombreux habitants, cet ouvrage a longtemps constitué un facteur de mobilité et de rapprochement entre les communautés rurales de la préfecture.
Cependant, malgré sa valeur historique et patrimoniale, le vieux pont de Kouroussa se dégrade progressivement sous l’effet du temps, du manque d’entretien et de certains actes de vandalisme observés sur la structure métallique.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des anciens de la localité, un ingénieur du nom de Bruno Boyer aurait participé à la construction de l’ouvrage, une histoire qui renforce davantage la portée symbolique de ce patrimoine hérité de l’époque coloniale.
Face à cette situation, plusieurs citoyens appellent les autorités à préserver le site afin de sauvegarder une partie importante de l’histoire locale et transmettre cette mémoire aux générations futures.
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