Labé, 28 juin (AGP)-A quelques heures de la fête de Tabaski appelée fête des moutons prévue Mercredi 28 Juin 2024, la vente et l’achat des animaux domestiques permettant aux Fidèles musulmans de s’acquitter de leur devoir religieux symbolisant cet événement est au rendez-vous dans la préfecture de Labé.
Selon le constat fait par notre correspondant régional dans l’après-midi de ce Mardi 27 Juin 2024 aux niveaux des 3 lieux de vente des animaux pour s’enquérir des réalités qui prévaut sur le terrain.
La conjoncture qui pèse lourd sur la vie des citoyens guinéens est visible sur les visages des fidèles.
« » Je suis venu voir comment me procurer d’un mouton pour la fête. Mais honnêtement, c’est vraiment dure. Le petit prix qu’on m’a annoncé ici, c’est 1 300 000 pour une tête. Pour celui qui veut un bon animal, il lui faut 2 000 000gnf. J’ai été à Doghora, Domby et Daka qui sont les trois lieux de vente de la commune. Mais pratiquement, les prix sont les mêmes. Suis toujours en quête d’une chèvre de 1 100 000gnf au moins pour ne pas retourner sans rien entre les mains » », a répondu Alghassim Sow taxi mètre.
Par contre, d’autres fidèles semblent ne pas être très engagés pour débrousser le prix à l’épreuve.
« » Les prix sont élevés et je ne crois pas être à la hauteur de payer une tête de mouton cette fois. J’étais venu avec 1 000 000gnf mais partout on me parle de 1 300 000gnf. C’est vraiment très cher. Mais moi je n’accuse pas les vendeurs et les producteurs mais plutôt à l’État qui n’accompagne pas ce secteur de la production jusqu’à la vente en passant par le transport. » » s’est alarmé le vieux Moussa Traoré.
Les responsables des vendeurs accusent les éleveurs d’être à la base de cette situation.
« » Nous nous savons bien que les prix sont chers. Beaucoup viennent et retournent sans avoir le produit animalier qu’ils souhaitent à cause des prix. Mais, ce n’est pas à notre niveau que se situe le problème puisque, nous payons et transportons nos marchandises à des prix exorbitants. Dès fois on est obligé de rajouter un peu pour couvrir nos dépenses en matière de nourritures pour les animaux, les primes de nos travailleurs et de la location de nos lieux de vente. Donc, le problème c’est au niveau des éleveurs. Les prix varient de 1 300 000 gnf à 2 000 000 de nos francs, » » s’est défendu Mamadou Djouma Baldé responsable des vendeurs de moutons, chèvres et bœufs de Labé.
AGP/28/06/023 SD/MKC




