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Labé : Les membres des comités préfectoraux de veille formés à la gestion des risques liés aux catastrophes

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Labé, 11 sept (AGP) – Quelque 360 membres des comités de veille, de gestion des risques et catastrophes des préfectures de la région administrative de Labé bénéficient d’une session de renforcement de capacités axée sur la prévention, l’alerte précoce et la gestion des risques de catastrophes.

La cérémonie d’ouverture de cette activité a été présidée par le représentant du gouverneur de la région administrative de Labé, en présence des autorités administratives, des représentants des forces de défense et de sécurité, des services techniques, des collectivités locales et des partenaires impliqués dans la gestion des risques et catastrophes.

Dans son discours, l’Inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable de Labé, Mamadou Kobera Diallo, a souligné l’importance de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de réduction des risques de catastrophes.

« Notre pays est confronté à une diversité de risques naturels et anthropiques, notamment les inondations, les glissements de terrain, les feux de brousse, ainsi que certains risques environnementaux liés aux activités humaines et minières », a-t-il indiqué.

Selon lui, face à ces menaces susceptibles d’affecter les populations, les infrastructures, les moyens de subsistance et les écosystèmes, il est indispensable de disposer, au niveau local, de mécanismes capables de collecter rapidement les informations, de les analyser et de les transmettre aux autorités compétentes.

Mamadou Kobera Diallo a rappelé que les comités de veille, mis en place par des décisions préfectorales, constituent des mécanismes locaux de veille, de coordination, d’alerte et de remontée d’informations sur les risques et catastrophes.

Sous la présidence des préfets, ces structures doivent notamment surveiller les menaces, recueillir et transmettre les informations du terrain, contribuer à l’alerte précoce des populations exposées, participer à l’analyse des risques et des vulnérabilités, faciliter la coordination des interventions et produire des rapports fiables.

La formation vise ainsi à renforcer les compétences des membres des comités en matière de collecte, d’analyse et de transmission des données, notamment à travers l’utilisation d’outils numériques de collecte et d’un canevas standardisé de rapport.

L’Inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable a particulièrement insisté sur la nécessité de faire des comités de veille de véritables outils locaux d’aide à la décision.

« Ils ne doivent pas fonctionner uniquement lorsque survient une catastrophe. Leur efficacité doit commencer avant l’événement par la connaissance des risques, la surveillance des menaces, l’alerte et la préparation », a-t-il déclaré.

Il a invité les autorités préfectorales et communales à intégrer davantage les comités de veille dans les réunions de crise, les missions de terrain, les exercices de simulation, les campagnes de sensibilisation communautaire et les activités de préparation.

Mamadou Kobera Diallo a également plaidé pour la mise à disposition de moyens minimums permettant aux comités d’assurer leurs missions, notamment pour la communication, les déplacements, la collecte et la transmission des informations et des alertes.

La session de formation porte notamment sur la gestion des données en situation de catastrophe, l’utilisation des outils numériques, l’analyse des informations, les mécanismes de reporting et la prise en compte des risques environnementaux, particulièrement dans les zones à forte activité minière.

L’approche retenue se veut pratique et participative, avec des simulations de crise, des études de cas et des travaux de groupe destinés à faciliter l’application des connaissances sur le terrain.

Cette activité bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le projet de gestion des ressources naturelles minières et de l’environnement.

Sa mise en œuvre technique est assurée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, à travers le Centre national de gestion des risques, catastrophes et urgences environnementales.

À travers cette initiative, les autorités entendent contribuer à l’instauration progressive d’une culture locale de prévention et d’anticipation des risques dans les différentes préfectures.

« Nous devons passer d’une logique qui consiste à intervenir essentiellement après la catastrophe, à une logique qui permet de prévenir, anticiper, alerter et agir avant que les conséquences ne deviennent dramatiques », a conclu l’Inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable de Labé.

AGP/11/09/026            FBD/MAD/AND

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