Labé, 28 août (AGP)-La décision du ministère de l’Environnement et du Développement durable relative à l’instauration d’un repos biologique de trois mois sur l’exploitation et la vente du bois engendre d’importantes répercussions sur les activités artisanales dans la commune urbaine de Labé, en particulier pour les tapissiers dont le bois constitue la principale matière première.
Cette mesure restrictive provoque une rareté du bois et une hausse significative de son coût sur le marché local, le prix unitaire étant passé de 8 000 francs guinéens à environ 15 000 francs guinéens.
Interrogés sur cette situation, plusieurs professionnels du secteur font part de leurs difficultés.
« Avant, le bois nous coûtait 8 000 francs. Aujourd’hui, on l’achète à 15 000 francs. Cette augmentation nous fatigue beaucoup, parce que nous avons besoin du bois pour travailler », déplore Mamadou Tanou Diallo, maître tapissier, qui demande aux autorités de faciliter une reprise rapide de la coupe et de la circulation du bois à l’issue de cette période réglementaire.
Il a par ailleurs souligné l’impact direct de cette cherté sur les charges des artisans. Tout en appelant ses collègues à la modération pour ne pas faire peser l’intégralité de ces difficultés sur la clientèle, il invite l’ensemble des acteurs à faire preuve de retenue dans la fixation des prix des prestations en attendant la fin des trois mois.
Par contre, les acteurs du secteur reconnaissent la nécessité impérative de protéger et de préserver l’environnement ainsi que les ressources forestières.
Les professionnels de la tapisserie plaident pour la mise en place de mécanismes garantissant une exploitation encadrée à la fin du repos biologique. Ils exhortent leurs confrères à s’impliquer activement dans les actions de reboisement afin de contribuer à la reconstitution du couvert végétal.
AGP/28/08/026 FBD/CM/AND




