Macenta, 25 juil (AGP)-Un atelier de vulgarisation des résultats de l’étude sur la vulnérabilité des systèmes et des écosystèmes face aux effets du changement climatique en Guinée Forestière s’est tenu le 23 juillet à Macenta. L’événement a été organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Présidé par Félix Fassa Ifono, secrétaire général chargé des collectivités, l’atelier a rassemblé des cadres administratifs, des représentants de communautés locales, des organisations de femmes, ainsi que des acteurs engagés dans la protection de l’environnement.
Dans son discours d’ouverture, M. Ifono a rappelé que de nombreuses perturbations climatiques, telles que les épisodes extrêmes de chaleur ou de précipitations, sont en grande partie dues aux activités humaines. Il a exhorté les participants à jouer un rôle actif dans la lutte contre les effets du réchauffement climatique.
Trois axes d’alerte
Les communications, assurées par l’expert en cartographie Koikoi Zoumanigui et Thierno Mamadou Diallo de la Direction nationale de lutte contre la pollution, ont porté sur trois thèmes majeurs :
- L’installation d’industries émettrices de gaz à effet de serre ;
- La déforestation massive et l’exploitation abusive du bois ;
- L’usage de produits chimiques nocifs dans les pratiques agricoles.
Selon les experts, les projections sont alarmantes : si aucune mesure n’est prise, la Guinée Forestière pourrait, d’ici 2050 voire 2100, présenter un climat comparable à celui des zones sahélo-sahéliennes. Pour la préfecture de Macenta, trois facteurs aggravants ont été identifiés : un relief accidenté, une basse altitude et une perturbation croissante de la pluviométrie, engendrant inondations ou sécheresses inhabituelles.
Surveillance accrue des écosystèmes
En clôture, le directeur préfectoral de l’Environnement, le capitaine Koikoi Sakouvogui, a appelé les participants à signaler toute situation anormale ou perturbation constatée dans leur environnement. « La préservation de nos écosystèmes est l’affaire de tous », a-t-il souligné.
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