Mamou, 30 déc. (AGP)- L’atelier de formation des femmes membres du Conseil National des Femmes de Guinée (CNFG) en plaidoyer auprès des autorités de la transition sur les droits des femmes et des filles en politique, ainsi que le respect du quota d’au moins 30% de représentativité féminine dans les postes de prise de décisions, a été lancé ce mardi 30 décembre 2025 à Mamou.
Cet atelier, qui se déroule sur deux jours, se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Mamou et réunit 65 femmes issues du Bureau National des Femmes de Guinée, des représentantes des 33 préfectures du pays, ainsi que des représentantes des huit bureaux régionaux.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Directeur de Cabinet du Gouvernorat de Mamou, en présence du Chef de la Division des Violences Basées sur le Genre (VBG) au Ministère de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, ainsi que de la Présidente des Femmes Membres du Conseil National des Femmes de Guinée.
Au nom de la Ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, Bamba Kamissoko, le Chef de la Division VBG a souligné : « Le Conseil National des Femmes est une structure consultative, une plateforme d’ONG et d’associations de femmes mise en place par le Ministère de la Promotion Féminine, avec le soutien de partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds de Consultation de la Paix, l’UNICEF et l’UNFPA. Une fois la structure mise en place, il est primordial que ses membres soient formés pour qu’elles puissent jouer pleinement le rôle qui leur est attribué. Le principal rôle de cette structure est de plaider auprès des autorités pour assurer une représentativité féminine à tous les niveaux décisionnels. Aujourd’hui, il est clair que les femmes sont sous-représentées dans notre pays », a-t-il déclaré.
Madame Balou Kaba, Présidente du Conseil National des Femmes de Guinée, a expliqué les raisons de cet atelier de Mamou : « Cet atelier de Mamou vise à renforcer les capacités des femmes membres du Conseil, car depuis notre création, nous n’avons pas eu suffisamment de formations. C’est un honneur pour nous aujourd’hui de nous retrouver à Mamou pour renforcer nos capacités, surtout en matière de plaidoyer. Il est important de soulever les problèmes des femmes dans les instances de décision, en particulier la question de la représentativité des femmes et le respect du quota de 30%, voire d’atteindre 50% de femmes dans les instances politiques de Guinée », a-t-elle indiqué.
Dans son discours d’ouverture, Mamadi Kandia Keita, Directeur de Cabinet du Gouvernorat de Mamou, a exprimé son plaisir et son honneur de présider l’ouverture de l’atelier : « C’est pour moi un immense honneur et un réel plaisir d’ouvrir cet atelier consacré au renforcement des capacités en plaidoyer des membres du Conseil National des Femmes et Filles de Guinée. Je tiens à vous transmettre les salutations fraternelles du Gouverneur de la région administrative de Mamou, le Colonel Robert Soumah, ainsi que celles de Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a placé la promotion de la femme et l’autonomisation des jeunes filles au cœur des priorités gouvernementales. Mesdames et messieurs, la Guinée de demain ne pourra se construire sans une participation active et éclairée de ses filles et de ses femmes. Le Conseil National des Femmes est un acteur clé de cette dynamique. Cependant, pour que vos revendications se transforment en politiques publiques, il ne suffit pas d’une simple volonté, il faut maîtriser un outil essentiel notamment le plaidoyer. Le plaidoyer n’est pas une simple demande, c’est une stratégie rigoureuse qui consiste à influencer les décideurs pour induire des changements durables. Durant ces deux jours de formation, vous allez acquérir des compétences clés pour identifier les problèmes prioritaires qui freinent l’épanouissement des femmes, construire des arguments solides basés sur des faits, et maîtriser les réseaux d’influence pour porter votre message au plus haut niveau. Former une femme, c’est former une nation. Mais outiller une femme au plaidoyer, c’est lui donner une voix et assurer un avenir plus juste pour toute la société », a-t-il conclu.
AGP/30/12/025 AOS/CM/AND




