Mamou, 23 Avril (AGP)- Un atelier de plaidoyer auprès des autorités en faveur des enfants et jeunes sur les routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du nord (EJM) organisé par le Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation pour Jeunes de Mamou (CECOJE), s’est tenu ce mercredi 23 avril, dans la commune urbaine de Mamou.
Déjà une campagne de sensibilisation dans ce sens, se déroule du 22 au 26 avril 2025 sous le thème: » L’intégration des enfants et jeunes de retour est une question de droits humains. Nous avons le devoir de respecter et de protéger ces EJM sans discrimination », grâce à l’appui technique et financier de la fondation Terre des hommes.
Le plaidoyer de ce mercredi à regroupé une trentaine de participants venus des ministères de l’enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, de l’enseignement Technique et celui de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables. Ont également pris part, des migrants de retour, des représentants de la commune urbaine de Mamou, l’AGUIPE et les élèves du Centre d’apprentissage des engins lourds de Mamou.
C’est le Directeur des micros-réalisations (DMR ) de la préfecture de Mamou, accompagné du responsable de OIM à Mamou, du Représentant de la DPE et de la présidente du CAF, qui a présidé la cérémonie de clôture.
Prenant la parole au terme de la rencontre, Alpha Oumar Barry, responsable du CECOJE de Mamou, a expliqué : « Le plaidoyer, c’est pour l’intégration des migrants de retour dans la collectivité. Mamou était considéré comme une ville de départ massif de migrants mais aujourd’hui, la commune urbaine est considérée encore comme une localité de retour de plusieurs enfants et jeunes qui ont fait le parcours des routes migratoires de l’Afrique de l’Ouest et du Nord. Il était question alors d’attirer l’attention des différentes autorités pour l’intégration de ces jeunes dans la collectivité parce que c’est une question de droits de l’homme. Aujourd’hui, ils sont rejetés dans les familles et dans les écoles où ils étaient au départ. Les portes leur ont été fermées. On a considéré que ce qu’ils ont fait n’est pas bon alors que la mobilité est un droit », dit-il.
Présidant la cérémonie de clôture de l’atelier, Kaba Keita, Directeur des micros-réalisations (DMR) de la préfecture de Mamou, a remercié les participants avant de promettre que les autorités vont accompagner les migrants de retour: « Permettez-moi au nom de Monsieur le Préfet de prendre la parole pour vous remercier de votre présence à cette activité de plaidoyer sur les enfants et jeunes migrants dans la préfecture de Mamou afin de sensibiliser ces jeunes et faire un plaidoyer dans le cadre de leur insertion socio-professionnelle. Il ne nous reste qu’à prendre un engagement auprès des autorités (régionale, préfectorale et communale) que nous représentons ici, vous réaffirmer davantage que nous sommes disponibles et engagés à vous accompagner », a indiqué le Directeur des micros-réalisations (DMR) de la préfecture de Mamou.
Après avoir largement été informés et sensibilisés, les participants se disent très satisfaits. C’est le cas de Iya Condé, du quartier Poudrière dans la commune urbaine de Mamou, jeune migrant de retour qui exerce le métier de vitrerie:
« Ça s’est bien passé du fait qu’ils veulent nous apprendre des métiers porteurs d’emplois. Ne pas rester à domicile et croiser les bras. Ils nous ont dit ce qu’il faut faire pour ne pas rester mendiant. Nous aider à subvenir à nos besoins. Dans le cadre de mon accompagnement dans le métier de vitrerie, je voudrais que les autorités continuent à me soutenir et soutenir les collègues. J’invite les autres jeunes qui ne font rien, de s’installer pour travailler. Choisir un métier et de l’exercer. Il faut se lever et cesser de se promener dans les quartiers sans objectif car seul le travail libère l’homme », souligne Iya Condé, jeune migrant de retour.
AGP/23/04/025-025 AOS/CM/AND




