La RD Congo connaît désormais les sélections qu’elle pourrait croiser ou devoir éviter lors des barrages intercontinentaux pour décrocher sa place au Mondial 2026. Déjà propulsés directement en finale grâce à leur statut de têtes de série, les Léopards ne sont plus qu’à un seul pas d’inscrire une page historique.
La République démocratique du Congo n’a jamais semblé aussi proche de retrouver la plus grande scène du football mondial. Portés par une solidarité exemplaire, les Léopards ont franchi le barrage de la zone Afrique avec autorité, en enchaînant deux prestations de haut vol : d’abord une victoire maîtrisée face au Cameroun (1-0), puis une bataille épique contre le Nigeria, conclue par un nul (1-1) avant une séance de tirs au but irrespirable. Grâce à ce parcours plein de caractère, Chancel Mbemba et ses coéquipiers ne sont plus qu’à une seule victoire d’une qualification historique pour la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique.
Encore mieux, la RDC évite l’écueil d’une demi-finale grâce à son rang au classement FIFA. En effet, la sélection congolaise figure parmi les deux têtes de série directement qualifiées pour la finale des barrages intercontinentaux, programmés entre le 23 et le 31 mars. Une avance stratégique considérable dans une lutte où chaque détail peut faire basculer le destin.
Le format des barrages interconfédéraux, validé par le Conseil de la FIFA en 2017, attribue une place par confédération – à l’exception de l’UEFA – ainsi qu’un billet supplémentaire pour la confédération hôte. Avec trois pays organisateurs issus de la CONCACAF (Canada, États-Unis, Mexique), cette dernière bénéficie de deux sièges, tandis que l’AFC, la CAF, la CONMEBOL et l’OFC en obtiennent chacun un. Ce mini-tournoi, organisé en Amérique du Nord du 23 au 31 mars 2026, servira d’ultime marche avant la phase finale. Les six équipes engagées seront réparties en deux tableaux : quatre sélections non têtes de série s’affronteront d’abord en demi-finales, avant de défier une tête de série en finale, avec prolongation et tirs au but en cas d’égalité. Le Mexique accueillera la compétition avec deux rencontres prévues à l’Estadio Akron de Guadalajara et deux autres à l’Estadio BBVA de Monterrey.
La RDC échappe à l’Irak
Les barrages intercontinentaux réuniront des équipes issues de cinq confédérations, composant un plateau aussi imprévisible que captivant. L’Irak représentera la zone AFC après avoir écarté les Émirats arabes unis. En CONCACAF, le Suriname et la Jamaïque ont arraché leur qualification grâce à leur statut de meilleurs deuxièmes. La Bolivie portera les couleurs de la CONMEBOL, tandis que la Nouvelle-Calédonie, surprenante dans son parcours, défendra les chances de l’Océanie (OFC). Ces cinq nations constituent donc l’ensemble des adversaires potentiels de la RDC, même si le tirage limitera certains affrontements dès le premier tour.
Ce barrage prendra la forme d’un mini-tournoi à six nations, dont deux tableaux attribueront chacun un ticket pour le Mondial 2026. Le tirage au sort est prévu ce jeudi 20 novembre à 13h, au siège de la FIFA à Zurich. Les équipes seront classées sur la base du ranking FIFA du 19 novembre 2025. Les deux meilleures nations, l’Irak et la RDC, seront têtes de série et envoyées directement en finales, tandis que les quatre autres rejoindront un chapeau unique pour les demi-finales. Les deux représentants de la CONCACAF devront obligatoirement être séparés. Conséquence majeure : la RDC, parmi les deux meilleures nations du lot, ne pourra pas affronter l’Irak lors de ces barrages. Une donnée essentielle qui pourrait ouvrir aux Léopards un chemin plus clairvers une qualification historique pour la Coupe du monde 2026.




