Ouagadougou, 12 fév. 2024 (AIB-ANP)-Le Premier burkinabè,
Appolinaire kyelem de Tambela, a indiqué lundi 12 février à
Ouagadougou, que le retrait des Etats de l’Alliance des Etats du Sahel
de la CEDEAO, n’est orienté ni contre aucune institution ni contre
aucun Etat, mais vise à assurer la souveraineté et la sécurité des
populations.
« Notre retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (CEDEAO) n’est orienté ni contre personne ni contre aucune
institution ni contre aucun Etat ».
Le premier ministre burkinabè, Appolinaire kyelem de Tambela,
échangeait lundi avec les acteurs du secteur privé.
Pour lui, ce retrait vise à assurer « notre souveraineté et a assuré
la sécurité et la prospérité des populations de notre espace ».
Toutefois, a-t-il mis en garde, « nous serons répondre aux provocations
d’où qu’elles viennent.
Le 28 janvier 2024 le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont
retirés « sans délai » de la Communauté économique des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Les trois Etats ont créé en septembre 2023, l’Alliance des Etats du
Sahel(AES) en vue de mutualiser leurs forces pour faire face au
terrorisme.
Selon lui, ni l’union africaine ni la CEDEAO n’ont volé au secours de
ces pays dont les concitoyens « tombaient affreusement » sous les
balles des terroristes.
« Elles n’ont versé aucune larme de compassion », a-t-il insisté.
Pour lui, la seule préoccupation de ces organisations était de savoir
la date fixée pour l’organisation des élections.
« Ce, sans aucun souci pour les populations martyrisées par le
terrorisme, ni sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le
terrorisme ».
Face à cette attitude, Me Kyelem de Tambela, avait donc décidé de ne
plus rencontré de délégation de l’Union africaine et de la CEDEAO.
SML/ANP