N’Zérékoré, 09 juil. (AGP)- Le parquet du Tribunal de première instance (TPI) de N’Zérékoré, a requis trois ans d’emprisonnement avec sursis contre un délégué de centre d’examen et son secrétaire, poursuivis dans une affaire présumée de fraude aux examens nationaux de la session 2026.
Les deux prévenus, Daniel Guilavogui, délégué du centre DDG de Boma, et Martin Kolié, secrétaire du délégué, sont accusés d’avoir organisé une collecte d’argent auprès de candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) en vue de faciliter une fraude.
Selon le ministère public, neuf des onze salles du centre d’examen auraient réuni un montant total de 1,9 million de francs guinéens, remis au délégué. Les deux hommes ont reconnu avoir organisé cette collecte, tout en affirmant qu’aucune fraude n’avait finalement été commise.
Le procureur a toutefois estimé que les faits étaient suffisamment établis et a requis une peine de trois ans d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende d’un million de francs guinéens contre chacun des prévenus, en tenant compte de leur coopération au cours de l’enquête.
Le tribunal a mis sa décision en délibéré. Le verdict est attendu ce vendredi 10 juillet 2026.
Lors de la même audience, le TPI s’est également prononcé sur une autre affaire de fraude aux examens nationaux. Massé Touré a été relaxé au bénéfice du doute, les faits n’ayant pas été jugés suffisamment établis.
En revanche, Aimé Malomou a été déclaré coupable d’organisation de fraude lors des épreuves du Certificat d’études élémentaires (CEE), à la suite de la diffusion sur WhatsApp du sujet d’Éducation civique et morale (ECM).
Sophie Kolié, candidate au BEPC, a également été reconnue coupable après avoir été surprise en possession d’un téléphone portable en salle d’examen. Elle a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende d’un million de francs guinéens.
AGP/09/07/026 AD/MKC/CM




