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Pita : Privé d’eau potable, le village de Koura lance un appel à l’aide

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Pita, 08 Juin (AGP)- L’accès à l’eau potable reste un combat pour la survie des populations à Koura, un village du secteur Téssén (sous-préfecture de Sangaréah, préfecture de Pita).

Faute d’infrastructures modernes, les centaines d’habitants de cette localité sont contraints de s’approvisionner directement dans une rivière insalubre, s’exposant quotidiennement à de graves risques sanitaires.

Dès l’aube, le quotidien des femmes et des enfants de Koura demeure la corvée d’eau. La seule source d’approvisionnement disponible est une rivière dont l’eau trouble et jaunâtre sert indifféremment à la cuisson, à la lessive et à la consommation.

« Nous souffrons énormément ici. La rivière est éloignée et l’eau est très sale », témoigne Alarba Diallo, une habitante du village. « Nous sommes obligés de la filtrer avant de la boire. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous aider à obtenir un forage afin que nous puissions avoir de l’eau potable. »

Le problème environnemental et sanitaire s’accentue avec le partage des points d’eau et les variations climatiques. En l’absence de réseaux de distribution ou de forages, la promiscuité avec la faune locale aggrave la vulnérabilité de la nappe de surface.

Naby Moussa Sylla, un autre résident, alerte sur la dégradation de la situation lors des intempéries :

« Les hommes et les animaux utilisent la même source d’eau. Nous n’avons aucune pompe dans notre localité. Quand il pleut, toutes les saletés et les eaux de ruissellement se retrouvent dans l’eau que nous buvons. »

Face à l’absence d’alternatives, les familles ont développé des méthodes de filtration artisanales qui ne garantissent en rien la potabilité de l’eau. Le recours aux systèmes D est devenu la norme pour éliminer les résidus les plus visibles, sans pour autant neutraliser la charge bactériologique.

« Nous filtrons l’eau avec des moustiquaires pour enlever une partie de la saleté. Malgré cela, elle reste trouble », explique Oustaz Oumar Sylla. « Nous n’avons pas le choix. L’eau est indispensable à la vie. Nous demandons de l’aide afin que nos enfants et nos familles puissent enfin avoir accès à une eau potable »

Face à cette urgence sanitaire et humaine, la communauté de Koura lance un appel pressant à l’État guinéen, aux organisations non gouvernementales (ONG) et aux partenaires de développement.

Pour ce village de la préfecture de Pita, la réalisation d’un forage moderne ne relève plus du simple aménagement du territoire, mais d’une mesure d’urgence vitale pour endiguer la prolifération des maladies hydriques.

AGP/08/06/026                     TS/CM/AND

 

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