Guinée-Politique : Des ONG féminines s’attaquent à la partialité de certains médias

Conakry,26 fev (AGP)-Un collectif d’ONG féminines s’en est pris aux discours “irresponsables et parfois violents des leaders politiques ” avant d’exiger plus d’efforts pour la stabilité et la cohésion sociale. Cette déclaration du collectif a été faite mardi, 25 février par la porte-parole des femmes, Madame Koivogui Dorcas Nama Dioné à la maison de la presse à Kipe.
Les femmes ont également invité les gouvernants à « préserver les acquis démocratiques, garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens, à respecter et appliquer la loi, et à préserver les droits humains ».
Outre la société civile invitée à renforcer la culture citoyenne, l’impartialité et à observer la neutralité, tout en jouant le rôle de veille et d’alerte, les femmes du collectif des ONG féminines demandent « aux leaders politiques de tenir des discours plus responsables et non violents ».
Cet appel des femmes à rompre avec les discours irresponsables et violents, coïncide avec la sortie tres enflammée d’un des vice-présidents de l’UFDG mardi, 25 février à Mamou.
Selon Fodé Oussou Fofana « 40% des jeunes tués sont de Mamou. Vous(ministres) prenez de l’argent, le sang des enfants assassinés, pour donner cet argent à la population de Mamou. Quiconque prend cet argent et bouffe, tu auras bouffé le sang des enfants assassinés » Les propos de ce genre sont loin de calmer les esprits et de mener à la quiétude sociale, d’autant plus que pour Fodé Oussou, il n’y aura pas d’élections le 1er mars et les religieux du fouta doivent cesser de sensibiliser les jeunes des sections ^cailloux et pneus brulés^. D’où l’inquiétude des femmes qui demandent aux chefs religieux de « poursuivre les prêches et sermons en faveur de l’amour du prochain et la cohésion sociale ». Et pour le collectif des ONG féminines il est urgent de « privilégier l’amour de la patrie afin que l’honneur, la dignité et la responsabilité conquis en 1958 ne prennent aucune tâche ». Enfin, un appel pressant a été lancé aux hommes de médias, devenus des caisses de résonnance des propos va-t’en guerre, subjectifs et partiaux de certains acteurs politiques.
Selon le collectif des femmes, les médias doivent « observer l’objectivité et l’impartialité dans le traitement de l’information, diffuser les informations crédibles et vérifiables, et s’abstenir des communications violentes et incendiaires sur internet ». Pour le moment, la situation est loin de tirer vers les valeurs exigées par les femmes, c’est-à-dire les informations crédibles, traitées avec objectivité et impartialité dans les médias. Il revient à l’Etat de faire appliquer la loi dans ce sens au niveau des organes du service public et des médias privés.

AGP/26/02/020 BDS-MKC

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