Guinée/projet de constitution : Mariages précoces et excision interdits.

Conakry, 24 fev(AGP)- Les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et forcés constituent une violation manifeste des droits de la femme. Parmi les conséquences de ces pratiques, on peut citer les risques d’hémorragie et d’infections pendant l’excision et des complications obstétricales au moment de l’accouchement. Un véritable problème de santé publique dans les pays en voie de développement.
Et pour lutter contre ces fléaux, la République de Guinée a solennellement pris des engagements dans la nouvelle constitution. Un nouvel amendement interdit désormais ces deux pratiques (Excision et mariages forcés) sur l’ensemble du territoire guinéen. L’article 8 de la nouvelle constitution indique que « toute personne a droit au respect de son intégrité physique. La torture physique ou morale, les traitements inhumains, cruels, dégradants ou humiliants, les violences physiques, les mutilations génitales féminines ainsi que toutes les autres formes d’avilissement de l’être humain sont interdits et punis dans les conditions déterminées par la loi ». C’est la satisfaction de l’une des revendications majeures des organisations de défense des droits des femmes. Désormais l’âge minimum de mariage est fixé à 18 ans révolus pour les époux.
A cela s’ajoute la consécration de l’égalité des époux au sein du mariage. « La famille et le mariage constituent le fondement naturel de la vie en société. Ils sont protégés et promus par l’Etat. A partir de l’âge de 18 ans, l’homme et la femme, sans aucune restriction d’ethnie, de race, de nationalité ou de religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et le plein consentement des époux. Le mariage forcé est interdit. Les parents ont le devoir d’assurer l’éducation et la santé physique et morale de leurs enfants. L’autorité parentale est exercée par le père et la mère ou, à défaut, par toute personne conformément à la loi », peut-on lire dans l’article 23

AGP/24/02/020 AND-BDS-KZ

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