Rabat, 16 Avril- C’est une déclaration qui fait l’effet d’une douche froide pour les défenseurs de la dignité africaine. Fateh Boutbig, candidat déclaré à la tête du Parlement Panafricain (PAP), a publiquement qualifié l’Algérie de « pays quasi européen ». Un reniement identitaire qui interroge sur sa capacité à représenter les intérêts d’un continent fier de ses racines.
Alors que le panafricanisme prône l’émancipation et la rupture avec les modèles coloniaux, voir un haut responsable algérien se gargariser d’être « presque Européen » choque. Pour les députés africains qui devront voter pour le prochain président du PAP, le message est clair : Boutbig ne voit pas le développement comme une réussite africaine, mais comme une imitation de l’Occident.
Pendant que le ministre du Commerce, Kamel Rezig, s’affiche avec des membres de la diaspora pour vanter l’exportation des produits algériens, son compatriote Boutbig sabote ce travail d’influence en affichant un complexe de supériorité flagrant vis-à-vis du reste du continent. Si l’Algérie se considère comme européenne, que vient-elle chercher à la tête des institutions africaines ?
MAP




