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Russie-Afrique: Un sommet sous le signe des défis mondiaux

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Moscou, 29 oct-Dès l’ouverture des travaux, le président de l’Union Africain, M. Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, a à adresser ses vifs remerciements au président Vladimir Poutine, ainsi qu’au gouvernement et au peuple russe, pour la qualité de l’accueil et de l’organisation de cet événement stratégique.

Alors que l’économie mondiale fait face à une période d’incertitudes marquée par des défis commerciaux, financiers, environnementaux et humanitaires sans précédent, le dernier forum Russie-Afrique s’est ouvert sur des notes de concorde et de pragmatisme, a indiqué M. Ndayishimiye.

Face à la complexité de la conjoncture internationale, ce rendez-vous s’est imposé comme une tribune incontournable pour exiger des réponses concertées et poser les jalons d’une coopération revisitée.

​La pierre angulaire de ce sommet réside dans la volonté affichée de bâtir des relations plus équilibrées, ancrées dans le respect mutuel, la confiance et la convergence des intérêts.

​L’Afrique revendique désormais un statut d’acteur à part entière de l’économie mondiale. Fini le temps où le continent était réduit au rôle de simple pourvoyeur de matières premières ou de marché de consommation. Pour le président de l’UA, l’ambition est aujourd’hui d’occuper une place centrale dans la production, la transformation et l’innovation.

​Des ressources au service des populations : L’exploitation des richesses naturelles doit devenir un véritable levier de prospérité et de bien-être, dans le respect de l’environnement et des intérêts des générations futures.

Miser sur l’industrialisation : Il s’agit de s’affranchir du modèle d’échange traditionnel en favorisant la transformation locale, le transfert de technologies, le développement des compétences et la création d’emplois durables.

​Secteurs clés et le rôle stratégique des BRICS

​Sur le plan pratique, le forum a mis en lumière de nombreux secteurs porteurs d’investissements, parmi lesquels l’agro-industrie, l’agriculture, l’énergie, les mines, les infrastructures, les transports et la recherche scientifique. Les délégations ont insisté sur la nécessité de faciliter l’accès réciproque aux marchés, d’éliminer les entraves injustifiées au commerce et de stimuler les partenariats directs entre les entreprises russes et africaines.

« Dans cette architecture multilatérale, les BRICS s’affirment comme un pôle de premier plan et un pont naturel entre la Russie et l’Afrique. L’élargissement du bloc illustré par l’intégration à part entière de l’Afrique du Sud, de l’Égypte et de l’Éthiopie, et le positionnement de l’Ouganda et du Nigeria comme partenaires ouvre des perspectives inédites. La diversification de nos échanges commerciaux, nouveaux systèmes de règlement et de paiement, les corridors logistiques optimisés et les mécanismes d’assurance durables figurent parmi les chantiers prioritaires », a-t-il énuméré.

​​Portant haut la voix de l’Afrique, le président Burundais a profité de cette tribune pour décliner ses priorités de coopération avec Moscou. Bujumbura mise en particulier sur : la mécanisation agricole et la transformation des produits locaux ; le développement des secteurs de l’énergie et des mines ; la modernisation des infrastructures ; le renforcement de la formation professionnelle et de la recherche scientifique.

​Les investisseurs russes ont ainsi été invités à s’impliquer dans des projets structurants, générateurs d’emplois et porteurs de transferts de compétences.

Pour ce faire, l’objectif global pour le continent demeure le même, s’intégrer pleinement dans l’ensemble des chaînes de valeur, de la production à la commercialisation, pour réduire la dépendance aux exportations de brut et freiner l’importation coûteuse de produits finis.

De la parole aux actes : la dimension humaine au cœur de l’action

​Au-delà des grands équilibres macroéconomiques, le forum a rappelé que toute coopération doit ultimement servir la dignité humaine et la lutte contre la pauvreté. La solidarité, l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire demeurent les boussoles indispensables d’un développement inclusif.

En clôture, le président, M. Évariste Ndayishimiye a exprimé l’espoir que ce sommet ne se solde pas par de simples déclarations d’intention, mais qu’il débouche rapidement sur des contrats concrets, des investissements tangibles et des initiatives humanitaires à fort impact direct sur les populations russe et africaine.

Envoyée Spéciale Fadima Djènè Fofana

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