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Sénégal : Une ONG lutte contre la migration irrégulière

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Sénégal,  30 Sept (AGP)-Au Sénégal, les  anciens migrants ont créé une ONG pour sensibiliser la population sur  les dangers de la migration irrégulière.

Le Sénégal est à la fois un pays de départ, de transit et de destination pour les migrants irréguliers cherchant à joindre notamment l’Europe.

Au Sénégal, des anciens migrants ont créé une organisation non gouvernementale (ONG) pour sensibiliser la population sur  les dangers de la migration irrégulière. Dénommée Association sénégalaise de lutte contre la migration irrégulière (ASMI). Cette  structure est déployée dans la capitale Dakar, Thiès (Ouest), Tambacounda (Est) et Kolda (Sud). « Face à la préoccupation sociale constante et grandissante de lutter contre la migration irrégulière, l’ASMI aspire à devenir, avec l’appui de ses partenaires, une association de référence au Sénégal et à l’international sur toutes les questions et débats touchant la migration et les migrants de retour », a affirmé la présidente de cette ONG, Ndéye Absa Ndoye.

En effet, l’ASMI prendra la relève du projet « Migrants comme Messagers (MaM) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Lancé en 2018, ce projet a été clôturé le 26 août 2022, après cinq années de mise œuvre au Sénégal, selon l’OIM. Il s’agit d’une campagne de sensibilisation menée directement par 65 migrants sénégalais de retour au bercail. Engagés volontairement, ceux-ci ont partagé avec leurs communautés et leurs familles des histoires de leurs expériences migratoires, et discuté des risques et des alternatives de la migration irrégulière. À travers les activités de sensibilisation qu’ils ont menées sur le terrain, ils ont réuni plus de 44 000 sénégalais.

Selon l’OIM, le Sénégal est à la fois un pays de départ, de transit et de destination pour les migrants irréguliers cherchant à joindre notamment l’Europe. Il est également un pays d’origine, de transit et de destination du trafic illicite de migrants et de la traite des personnes. Au Sénégal, la migration irrégulière s’est intensifiée à partir des années 2000-2010 avec la généralisation des départs par voie maritime vers l’Espagne et l’Italie, d’après OIM. Ainsi, en 2017, les Sénégalais représentaient le cinquième groupe le plus important parmi les migrants empruntant la route méditerranéenne centrale, connue comme étant l’une des routes les plus dangereuses pour rejoindre l’Europe, selon la même source.

Financé par les Pays-Bas, le projet « Migrants comme Messagers » est mis en œuvre par l’OIM dans sept pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Libéria, Nigéria, Sénégal et Sierra Leone). Il comporte des messages destinés à dissuader des futurs candidats à l’immigration clandestine. Il s’agit de campagnes de sensibilisation entre pairs pour permettre aux jeunes d’Afrique de l’Ouest de prendre des décisions éclairées sur la migration. Ces campagnes sont menées directement par d’anciens migrants volontaires qui partagent des témoignages honnêtes de leurs expériences de migration avec leurs communautés et leurs familles.

AGP/30/09/022                 IC/ CM

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