AccueilA la UneSouveraineté alimentaire : La Guinée mise sur la modernisation du monde paysan

Souveraineté alimentaire : La Guinée mise sur la modernisation du monde paysan

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La Guinée, sous le magistère du Président Mamadi Doumbouya, place l’agriculture et l’élevage au cœur des priorités nationales. Ce choix stratégique traduit une volonté affirmée de moderniser les campagnes agricoles, soutenir directement les producteurs et transformer durablement le secteur rural.

Avec l’appui de la FAO, l’un de ses partenaires, le gouvernement a mobilisé 35 millions de dollars pour protéger les populations rurales contre l’insécurité alimentaire. Par le passé, le budget agricole représentait environ 5 % du budget national, mais l’Etat Guinéen ambitionne désormais d’atteindre les 10 % recommandés par l’Union Africaine, conformément aux engagements de Maputo (2003) et de Malabo (2014). Cette orientation s’inscrit dans le cadre du PASANDAD (Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable).

L’objectif phare reste le riz, avec une cible de 5,5 millions de tonnes, soit une hausse de 83 % de la production nationale. Des efforts portent également sur le maïs et les tubercules pour diversifier les cultures et renforcer la souveraineté alimentaire. Sur le terrain, des centaines de tracteurs et moissonneuses ont été déployés dans les préfectures, tandis que les intrants subventionnés sont distribués via les Chambres d’Agriculture.

Selon le Directeur régional de l’agriculture de Labé, plus de 500 hectares de bas-fonds et de plaines ont été aménagés par le BTGR (Bureau Technique du Génie Rurale) du Ministère de l’agriculture et une vingtaine de pistes rurales réhabilitées pour désenclaver les zones de production et faciliter l’acheminement des récoltes vers les marchés, réduisant ainsi les pertes post-récoltes.

En parallèle, le gouvernement a intensifié ses investissements dans le secteur de l’élevage, considéré comme un pilier de la sécurité alimentaire et de la diversification économique, soutenir l’élevage familial, améliorer les infrastructures d’abattage et renforcer la chaîne de froid. Le Ministère de l’Élevage a multiplié les campagnes de vaccination pour protéger le cheptel, tandis que des projets de pâturages et de forages pastoraux favorisent l’adaptabilité face au climat. Des partenariats stratégiques et des programmes de formation accompagnent le développement des filières avicole et porcine.

Avec environ 70% de sa population qui vit des activités agropastorales, la Guinée tente ainsi de sortir du modèle de subsistance pour évoluer vers une agriculture et un élevage modernes et productifs soutenus par des financements importants et une volonté politique affirmée.

Le gouvernement place le monde paysan au centre de sa stratégie de développement, faisant de l’agriculture et de l’élevage l’un des piliers du programme de développement Simandou 2040.

Mamadou Alpha Diallo AGP Koubia 

 

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