Conakry, 21 oct. (AGP)–Le Projet de transformation numérique pour l’Afrique (DTFA), à travers le Programme d’intégration numérique régionale de l’Afrique de l’Ouest (WARDIP-Guinée), a organisé, ce mercredi 21 octobre 2026, une séance d’information et de sensibilisation des citoyens de Tombolia sur les objectifs, les activités et les impacts potentiels du projet.
La rencontre, tenue à la mairie de Tombolia, a réuni les autorités communales, des femmes, des jeunes, des sages, des personnes vulnérables, des conseillers communaux, des leaders religieux, des représentants de la société civile et des services techniques.
Placée sous la tutelle du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, cette initiative vise à informer les communautés sur les enjeux du développement des infrastructures numériques, ainsi que sur les avantages et les risques liés à la mise en œuvre du projet.
Le WARDIP, financé par la Banque mondiale pour une durée de cinq ans, ambitionne de renforcer les infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest, à travers le développement des réseaux de fibre optique et l’amélioration des systèmes de télécommunications.
Selon les données présentées lors de la rencontre, le taux moyen de pénétration du haut débit mobile en Afrique de l’Ouest est estimé à 30 %, contre 23 % en Guinée. Le pays dépend également d’un seul câble sous-marin, l’Africa Coast to Europe (ACE), avec une unique station d’atterrissage, une situation qui accroît sa vulnérabilité en matière de connectivité.
Le coût élevé de l’accès à Internet constitue également l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les usagers guinéens.
Mme Camara Fanta Kouyaté, chargée des questions sociales du projet, a souligné l’importance de la sensibilisation des communautés avant la réalisation des infrastructures.
« Cette rencontre permet à la communauté de Tombolia de mieux comprendre le fonctionnement du projet WARDIP-Guinée et les futures installations destinées à renforcer la stabilité du réseau Internet. Elle permet également d’informer les populations sur les éventuels impacts négatifs des travaux », a-t-elle expliqué.
Selon les organisateurs de cette séance de sensibilisation, les treize communes de Conakry sont concernées par cette campagne, dont l’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des activités prévues, des avantages et des risques du projet, ainsi que des résultats attendus.
Au nom du maire de Tombolia, le premier vice-maire chargé des affaires sociales, des femmes et des personnes vulnérables, Mohamed Lamine Camara, a salué l’initiative et souligné l’importance de renforcer les infrastructures numériques du pays.
Il a souligné que la dépendance à un seul câble sous-marin ne répond pas aux besoins croissants de la population en matière de connectivité, tout en soulignant l’utilité de prendre en compte les éventuels impacts des travaux sur les communautés.
Pour sa part, la participante Maïmouna Camara, s’est engagée à relayer les informations reçues auprès de son entourage car, dit-elle, ce projet pourrait contribuer à améliorer la qualité de la connexion Internet en Guinée.
La réalisation des infrastructures prévues pourrait toutefois entraîner certains risques environnementaux et sociaux, notamment la pollution de l’air et de l’eau, la déforestation et la perturbation des habitats naturels pendant les travaux.
Les organisateurs ont ainsi insisté sur l’idée de mettre en place des mesures d’atténuation appropriées afin de garantir une mise en œuvre responsable du projet, dans l’intérêt des populations et de l’environnement.
À travers cette campagne, le WARDIP-Guinée entend renforcer l’implication des communautés dans la mise en œuvre du projet et contribuer à une connectivité plus performante, accessible et durable en Guinée.
AGP/21/10/026 AMC/CM/AND




