Conakry, 06 mai. (AGP)-La Direction communale de l’éducation (DCE) de Tombolia est intervenue, mercredi 06 mai 2026, dans un conflit opposant les enseignants de l’école privée La Sagesse de la Cimenterie à leur fondateur, au sujet de plusieurs mois de salaires impayés, a constaté un correspondant de presse.
Cette médiation fait suite à une saisine du directeur de l’établissement, René Pépé, qui a sollicité l’appui des autorités éducatives afin de favoriser la reprise des cours interrompus par les enseignants. L’école compte 18 enseignants, dont huit au préscolaire et au primaire, et dix au collège.
Selon le directeur de l’établissement, certains enseignants ont perçu l’intégralité de leurs salaires, tandis que d’autres n’ont reçu que des paiements partiels variant entre 200 000 et 700 000 francs guinéens, sur une masse salariale de 6,4 millions de francs guinéens pour le mois de mars. Les salaires du mois d’avril restaient également impayés au moment de la rencontre.
Le responsable de l’école a expliqué que plusieurs discussions avaient déjà eu lieu avec le fondateur, qui s’était engagé à régulariser la situation sans y parvenir jusqu’à présent. Il a également évoqué des difficultés liées au recouvrement des frais de scolarité auprès de certains parents d’élèves.
Les responsables de la DCE ont dénoncé les retards de paiement ainsi que l’arrêt des cours, en estimant que cette situation pénalise les élèves, notamment les candidats aux examens.
La délégation communale a appelé les enseignants à reprendre les cours dès jeudi 06 Mai et a indiqué qu’elle exigerait du fondateur le paiement des arriérés de salaires au plus tard le 15 mai.
« Peut-être que cette première expérience lui permettra de tirer des leçons en matière de gestion. Si la situation ne s’améliore pas, la DCE pourrait saisir la Direction nationale des écoles privées », a déclaré un responsable de la délégation.
Le porte-parole des enseignants, Tamba Mané Léno, a salué l’implication des autorités éducatives communales, en affirmant que le mouvement de grève n’avait pas pour objectif de pénaliser les élèves, mais résultait du non-respect des engagements pris par le fondateur de l’école.
« À travers votre intervention, nous acceptons de reprendre les cours et de faire confiance à votre engagement », a-t-il déclaré.
La rencontre s’est achevée dans un climat apaisé, marqué par des engagements mutuels et l’espoir d’un règlement rapide du différend afin d’assurer la continuité des enseignements.
AGP/07/05/026 AMC/CM/AND




