Conakry, 22 sept (AGP)-Dans le cadre de la Semaine communale de l’indépendance, une campagne de don de sang a été organisée ce lundi dans la commune de Tombolia en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine. Cette initiative intervient au lendemain du lancement des festivités, marqué notamment par un tournoi de Football.
Pour les autorités communales, cette activité vise à donner une dimension citoyenne aux célébrations de la Fête nationale. « La Fête nationale ne doit pas seulement être une occasion d’organiser des activités festives. Elle doit également être un moment pour poser des actes citoyens, notamment le don de sang, qui permet de sauver des vies », a expliqué le maire Cheikh Mohamed Cissé
Selon lui, cette mobilisation constitue un appel à la solidarité au sein de la communauté. Chaque donneur, souligne-t-il, accomplit un geste qui peut contribuer à sauver la vie d’un autre citoyen.
L’initiative ne devrait toutefois pas être considérée comme une activité ponctuelle. Les organisateurs souhaitent surtout sensibiliser durablement la population à l’importance du don de sang. Des actions de sensibilisation ont ainsi été menées dans les marchés, les quartiers, ainsi que dans les bars et cafés, afin d’expliquer aux citoyens les conditions et l’importance du don.
Le responsable communal a également insisté sur la nécessité de se soumettre aux vérifications médicales avant tout don. « Ce n’est pas tout le monde qui peut donner du sang. Les spécialistes sont là pour vérifier que le donneur est apte », a-t-il précisé.
Il a, par ailleurs, invité les citoyens à dépasser la peur liée au don de sang et à faire preuve de courage et de solidarité. « La vie n’a pas de prix. Si vous arrivez à sauver une vie aujourd’hui, demain, vous pourriez vous retrouver dans la même situation et avoir besoin que quelqu’un vous sauve », a-t-il déclaré.
Du côté du personnel médical, Dr Mamadou Saidou Diallo, responsable prélèvement, a souligné plusieurs critères qui doivent être respectés avant qu’une personne puisse donner son sang. Parmi eux figurent notamment l’âge, l’état de santé général et un poids supérieur ou égal à 50 kilogrammes, selon l’intervenant médical.
Chaque volontaire est soumis à un contrôle médical afin de déterminer s’il est effectivement apte au don. Cette étape permet de protéger à la fois la santé du donneur et celle du futur receveur.
Après le prélèvement, le sang collecté est acheminé vers le Centre national de transfusion sanguine, où il fait l’objet de plusieurs analyses. Ces examens permettent notamment de déterminer les produits sanguins pouvant être utilisés et de rechercher d’éventuelles infections transmissibles par le sang.
Le médecin a également évoqué les difficultés d’approvisionnement en sang auxquelles les structures sanitaires peuvent être confrontées. Selon lui, la demande reste importante alors que les réserves peuvent parfois être insuffisantes en raison du nombre limité de donneurs.
« Il y a assez de malades qui viennent demander du sang et, des fois, on n’en a pas suffisamment parce qu’on n’a pas assez de donneurs », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, il a salué l’initiative de la commune et appelé les autres collectivités à s’inspirer de cette mobilisation. Il a notamment souligné l’engagement de la Croix-Rouge et de différentes associations dans les campagnes de don de sang, tout en estimant que l’implication des autorités communales constitue un signal important.
À travers cette campagne, les organisateurs espèrent donc renforcer la culture du don volontaire de sang et encourager davantage de citoyens à participer régulièrement à cet acte de solidarité qui peut contribuer à sauver des vies.
Mohamed lamine Fote Camara, membre du bureau exécutif communal, qui a procédé au don de sang, a félicité l’autorité et le corps médical sans oublier la forte mobilisation des citoyens
AGP/22/09/026 AMC/MKC/AND




