Conakry, 29 sept (AGP)- La République de Guinée est le premier pays à abriter une Usine d’alumine en terre africaine. Cette unité industrielle, créée un an avant l’indépendance, a donné naissance à la ville de Fria qui a connu un développement économique harmonieux et une forte croissance démographique sans précédent.
Fondée entre 1957et 1960 par le groupe français PECHINEY, les travaux de construction ont débuté en 1958, bien avant l’indépendance du pays pour finir en 1960. L’usine a commencé à fonctionner avec pour technique, d’extraire la bauxite, puis d’en tirer l’alumine qui va être exportée par le port de Conakry pour être transformée ailleurs en aluminium.
L’usine d’alumine de FRIA KIMBO comprend 2 unités de production qui sont le broyage de la bauxite et la Calcination. L’alumine est stockée dans un silo d’une capacité de 6000 tonnes et ensuite évacuée par le train jusqu’au port de Conakry. L’usine comptait à ses débuts près de 1600 agents de différentes catégories venus de quatre régions naturelles de la Guinée ; agents de maîtrise et cadres, ingénieurs et ouvriers.
A l’époque, les travailleurs de l’usine et leurs familles ainsi que les habitants de la ville, menaient une vie moderne et prospère à l’image de l’occident, d’où son appellation de ‘’PETIT PARIS’’. Après le départ du groupe français PECHINEY en l’an 2000, l’usine a connu la décadence. En 2012, l’usine devenue Russal Friguia, a connu un tournant décisif.
Le passage de désert
L’usine a enregistré des mouvements de grève déclenchés par le collège syndical. Cette période de crise a entrainé l’arrêt de l’usine avec des conséquences néfastes sur la ville, les travailleurs et les populations en général.
« Rien n’est plus comme avant. Le nouveau bureau syndical de Rusal qui vient d’être mis en place, a la lourde responsabilité, de continuer le combat pour d’une part, la régularisation des droits des travailleurs et d’autre part, préserver le fonctionnement de l’usine, symbole de tout une ville et ses habitants.
Aboubacar Vadim Keita AGP Fria




