Les autorités vietnamiennes ont arrêté plus de 70 personnes, dont des responsables gouvernementaux, accusées d’avoir falsifié des données provenant de capteurs de qualité de l’air et des eaux usées installés dans des centrales électriques et d’autres grands sites d’émission, ont rapporté dimanche les médias d’État.
Le journal d’État « Police populaire » a indiqué que la police avait identifié « près de 160 stations de surveillance environnementale qui avaient été trafiquées, altérées et dont les données avaient été falsifiées », ce qui représente plus de la moitié du nombre total de stations à l’échelle nationale.
La police a arrêté 74 personnes, dont des responsables d’agences environnementales d’État et d’autres employés de dizaines d’entreprises qui rejettent des eaux usées et installent des équipements de surveillance, pour des accusations liées à des infractions en matière de surveillance environnementale, a indiqué le journal.
« Même si l’équipement de surveillance est scellé et dispose de son propre système de caméras de surveillance, il était tout de même réglé à distance via un logiciel », a indiqué le média d’État.
« Les auteurs de ces actes sont intervenus pour réduire les indicateurs de production, s’assurant ainsi que les données transmises à l’organisme de gestion restent toujours dans les limites autorisées. »
Les autorités ont déclaré que les données envoyées aux services environnementaux locaux par les grands émetteurs de pollution de l’air et des eaux usées, notamment la centrale thermique de Quang Ninh, la centrale thermique de Hai Phong et la centrale thermique de Thai Binh 2, ainsi que les entreprises d’aluminium et d’acier, étaient « manipulées et altérées de manière sophistiquée ».
L’AFP n’a pas pu joindre immédiatement dimanche soir les représentants des trois centrales électriques au charbon appartenant à l’État ni le ministère de l’Environnement pour obtenir leurs commentaires.
Le journal People’s Police a indiqué que ces arrestations faisaient suite à une enquête de plusieurs mois, sans toutefois préciser ni la date ni le lieu où elles avaient eu lieu.
AFP




