Yomou, 27 janv. (AGP)-Le Palais de la Justice de Yomou a ouvert lundi, 26 janvier 2026 les portes de son audience criminelle, délocalisée à la Maison des Jeunes de la commune urbaine, en raison de l’importance de l’événement.
Cette session criminelle concerne, pour cette première phase, quinze (15) dossiers. L’audience est présidée par M. Ismaël Nabé, assisté de deux assesseurs notamment M. Mohamed Lamine Barry, juge de paix de Yomou, et M. Ousmane Diallo.
Le Ministère public est représenté par M. Moussa Camara, tandis que le secrétariat-greffe est assuré par M. Pokpa Foromo Tohon Lamah.
Les dossiers inscrits au rôle portent essentiellement sur quinze cas de crimes, notamment : « sept (7) cas de viols ; deux (2) tentatives de viols ; une (1) tentative d’empoisonnement ; la détention illégale d’une arme de calibre 12; une tentative de meurtre ; deux (2) assassinats, des coups et blessures volontaires et complicité, dont un, ayant entraîné la mort ; un (1) meurtre et complicité ; un (1) cas de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort).
Après l’installation officielle des magistrats, les mots de bienvenue ont été prononcés par le Secrétaire général de la commune urbaine de Yomou, M. Tokpa Chérif.
Le Secrétaire général de la préfecture de Yomou, M. Aboubacar Kéïta, a exprimé sa satisfaction d’accueillir cette équipe judiciaire pour une activité d’envergure portant sur des infractions graves telles que le viol, le meurtre et l’assassinat dans la préfecture. Il a invité les magistrats à trancher ces affaires conformément à la loi avant de déclarer officiellement ouvertes les activités de cette audience criminelle.
Le président du tribunal, M. Ismaël Nabé, saluant l’ensemble des acteurs judiciaires et institutionnels présents dont les magistrats, membres du ministère public du Tribunal de première instance de N’Zérékoré, greffiers, auxiliaires de justice, forces de défense et de sécurité, avocats, parties civiles et accusés, a rappelé que l’audience criminelle n’est pas un moment ordinaire de la vie judiciaire.
Selon lui, il s’agit du cadre où le peuple, à travers les juges, examine les faits les plus graves portant atteinte à la vie, à la dignité humaine, à la sécurité et à l’ordre public. Il a insisté sur le fait que cette audience n’est ni un espace de vengeance ni un lieu de règlement de comptes, mais « le sanctuaire de la vérité judiciaire où la loi s’applique avec fermeté, humanité et impartialité ».
Il a également souligné l’attachement de la juridiction criminelle aux principes fondamentaux du procès pénal, notamment la présomption d’innocence, le respect des droits de la défense, la contradiction des débats, ainsi que l’impartialité et l’indépendance du juge qui n’est soumis qu’à la seule autorité de la loi.
Nabé a assuré que chaque dossier sera examiné avec rigueur, chaque partie entendue avec attention et chaque preuve analysée avec discernement. Il a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue, de respect et de discipline durant les débats, garantissant aux accusés un procès juste et équitable, et aux victimes une écoute attentive et humaine de leurs souffrances.
Il a, par ailleurs, rendu un hommage aux avocats pour leur rôle essentiel dans la défense des droits de l’homme, rappelant que la mission de la justice n’est ni de condamner à tout prix ni d’acquitter par complaisance, mais de dire le droit en conscience, au nom du peuple et dans le respect de la loi.
A noter que cette audience, très attendue par les populations, a débuté à 12h50 et se poursuivra jusqu’à l’examen du dernier dossier inscrit au rôle.
AGP/27/01/026 AD/CM/AND




