Yomou, 7 sept. (AGP)-Les travaux du Comité technique régional de santé (CTRS), au titre du premier semestre 2026, ont été officiellement lancés ce lundi 7 septembre à Yomou, en présence des autorités administratives et sanitaires de la région de N’Zérékoré, des responsables et agents de santé des six préfectures, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Cette session de six jours constitue un cadre de concertation, d’échanges et de partage d’expériences entre les différents acteurs du système de santé de la région administrative de N’Zérékoré.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la région de N’Zérékoré, le colonel Moussa Condé, représenté par son chef de cabinet, Étienne Sandouno.
À cette occasion, la maire de la commune urbaine de Yomou, Pauline Guémou, à travers le Colonel Ibrahima Douramoudou Kéïta, préfet de Yomou et son cabinet, a souhaité la bienvenue aux autorités, aux responsables sanitaires et aux différents participants.
Dans son intervention, Pauline Guémou a indiqué que le CTRS ne constitue pas une simple rencontre, mais un cadre de concertation devant permettre d’analyser les résultats des structures sanitaires et de dégager des pistes d’amélioration.
Elle a également salué l’approche « Une seule santé », qui met en synergie la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale, estimant que cette démarche multisectorielle est particulièrement pertinente pour les communautés de la région, où l’agriculture et l’élevage occupent une place importante.
Prenant la parole au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Guinée, Aly Antoine Kamano, représentant du bureau régional de l’OMS, a souligné l’importance du CTRS dans l’analyse des performances sanitaires et la prise de décisions stratégiques.
Il a relevé plusieurs défis sanitaires auxquels la région de N’Zérékoré reste confrontée, notamment la surveillance des maladies à potentiel épidémique, la préparation et la riposte aux urgences de santé publique, le renforcement des soins de santé primaires, la santé maternelle et infantile, la vaccination, la nutrition et l’accès équitable aux soins de qualité.
De son côté, le Directeur régional de la Santé de N’Zérékoré Dr Aly Fancinadouno a souligné que les six préfectures de la région font face à un défi commun, celui de la réactivité dans la prévention et la gestion des urgences sanitaires.
Il a expliqué que la délocalisation de cette session à Yomou vise à rapprocher les acteurs régionaux des réalités du terrain et à valoriser les efforts des différents districts sanitaires.
Au cours des six jours de travaux, les participants devront notamment évaluer la mise en œuvre des recommandations du précédent comité, mesurer l’exécution des contrats d’objectifs, analyser les indicateurs issus du Monitorage amélioré, identifier les forces et les insuffisances des structures sanitaires et élaborer un plan de résolution des problèmes identifiés.
Le Directeur régional de la Santé Dr Aly Fancinadouno a, par ailleurs, appelé les responsables des structures sanitaires à renforcer la surveillance épidémiologique à base communautaire, en collaboration avec les organisations de la société civile et les professionnels des médias, afin d’améliorer l’alerte précoce et la riposte face aux éventuelles urgences sanitaires.
Lançant officiellement la cérémonie, le chef de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Étienne Sandouno, représentant le gouverneur Moussa Condé, s’est réjoui du démarrage des travaux et a insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue entre les autorités administratives et sanitaires, les collectivités locales, les professionnels de santé, les communautés, les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile.
Il a estimé que la réussite des actions sanitaires dépendra de la capacité de l’ensemble des acteurs à travailler en synergie pour relever les défis auxquels le système de santé régional est confronté.
AGP/07/09/026 AD/MKC/AND




