La police sierra-léonaise a annoncé dimanche soir avoir utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser des opposants à Freetown, au lendemain de l’élection présidentielle, qui s’est déroulée globalement dans le calme et dont le décompte des voix se poursuit.
Le principal adversaire du président sortant Julius Maada Bio dans cette élection, l’opposant Samura Kamara, a indiqué sur Twitter que des balles ont visé le siège de son parti dans la capitale.
Sidie Yahya Tunis, un porte-parole du Congrès de tout le peuple (APC), le parti de M. Kamara, a affirmé à l’AFP qu’une femme est morte dans cet incident. « Elle était au rez-de-chaussée dans l’unité médicale. Elle est infirmière. Nous avons un petit dispensaire dans notre siège où elle travaillait », a-t-il dit dimanche soir à propos de cette annonce qu’il n’était pas possible de vérifier immédiatement.
La maire de Freetown, Yvonne Aki-Sawyerr, une responsable également de l’APC, a publié sur Twitter des photos de l’intérieur du siège de la formation sur lesquelles on voit des personnes se protéger en s’allongeant au sol. « Nous sommes au siège de l’APC sous le feu », a-t-elle écrit.
La police a indiqué que des membres de l’APC manifestaient à Freetown « en annonçant au public avoir gagné » les élections, dans un communiqué transmis dimanche soir à l’AFP.
Ces manifestants ont attiré en dehors du siège de l’APC « une foule » de soutiens qui « ont commencé à causer des troubles aux passants », a-t-elle expliqué dans ce communiqué.
« Quand la situation est devenue insupportable, la police leur a lancé des bombes lacrymogènes pour disperser la foule qui perturbait les gens sur la voie » publique, a-t-elle ajouté.
africanews




