Conakry, 05 oct(AGP)- Victime de « Coups et blessures volontaires », Alseny Camara, marchand de son état, a comparu mercredi, 04 octobre 2023, au tribunal de Dixinn délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry pour livrer sa part de vérité sur les événements survenus le 28 septembre 2009, au Stade du même nom.
À la barre, Alseny Camara âgé de 45 ans dira qu’il a quitté son lieu de commerce avec ses amis le 28 septembre 2009, pour aller au Stade afin de répondre à l’appel de la défunte « forces vives de la nation » contre une éventuelle candidature de l’ex-président de la transition, le capitaine Moussa Dadis Camara.
Arrivés dans l’enceinte du Stade, dit-il, ça n’a pas pris assez de temps, les tirs à gaz lacrymogène ont commencé. C’est ainsi, selon lui, il a essayé de sortir par le portail pour ne pas subir la colère des forces de défense et de sécurité qui sont venues pour les disperser des lieux.
» Au portail, un gendarme m’a demandé ce que j’avais dans ma chaussette. Je lui ai dit de voir lui même, c’est ainsi, il a pris mes 300 000 francs et un dossier que j’avais sur moi« , se désole cette victime.
Sur le chemin de retour, il a rencontré une dame en larmes à Commandayah à qui il aurait donné son vêtement pour se couvrir parce qu’elle ne portait que les dessous.
« Lorsque je rentrais chez moi, j’ai vu une femme nue à Commandanyah qui pleurait et qui demandait ce qu’est devenu son mari au Stade. Je lui ai dit ma sœur tient couvre toi d’abord le corps entre temps des pickups remplis de militaires bérets rouges ont ouvet le feu sur nous. Deux personnes ont succombé à leurs blessures, et quant à moi, ils m’ont poignardé sur la tête « , déplore la victime avant d’ajouter que le coup qu’il a reçu sur la tête a entraîné une paralysie de son côté droit.
Ils m’ont transporté d’urgence, selon lui, au centre de santé de la Manière pour des soins. Mais vu la gravité de sa blessure, dit-il, il a été de nouveau admis à l’hôpital national Donka pour une prise en charge sanitaire.
« Après 3 mois de soins intensifs, je suis rentré chez moi pour continuer le reste« , conclut la victime.
AGP/06/10/023 TB/ABD




