Conakry, 10 Sept. (AGP)-Dans un entretien accordé à l’AGP lundi 09 septembre 2024, le Secrétaire Général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, est revenu sur la question de la revendication de certains fonctionnaires communautaires de l’éducation non admis au concours d’intégration à la fonction qui, selon M. Balamou, seraient manipulés par certains syndicats qui les pousseraient à revendiquer face à cet état de fait.
Au cours de cet entretien, le Secrétaire Général du SNE a souligné que son service n’a pas la prétention de répondre à toutes les réactions d’autres leaders syndicaux.
Pour lui, ce qui préoccupe le SNE davantage, c’est de faire une lecture détaillée des réalités du moment.
« Compte tenu des rapports de force sur le terrain et surtout les intérêts de nos mandants. Les gens sont libres de faire leurs commentaires mais ce qui est très sûr, c’est que cet accord historique que nous avons obtenu, c’est 10.000 fonctionnaires locaux qui viennent d’être engagés à la fonction publique locale, donc nous pensons que c’est un acquis majeur que nous avons obtenu. Nous pensons qu’en matière syndicale, il faut toujours faire preuve de diplomatie syndicale, preuve de souplesse. Quand on vous donne quelque chose, vous le prenez, vous le transformez en acquis et par la suite maintenant vous le capitalisez. Et c’est vers la fin vous venez maintenant résoudre d’autres problèmes », a-t-il dit.
Poursuivant, le secrétaire général du SNE a noté que sur 14.800 enseignants communautaires identifiés, 10.000 sont engagés à la fonction publique locale.
« Donc si quelqu’un sort pur dire que ça c’est un accord qui n’est pas parfait, nous, nous pensons que la perfection n’est que divine. Nous ne pouvons pas dire que ce travail est à 100% parfait, nous pensons que nous avons fait de notre mieux pour que 10.000 enseignants communautaires soient engagés. Et les 4 800 qui restent, nous attendons qu’après l’engagement de ceux qui sont admis, nous pourrons relancer le combat pour lutter en faveur de la prise en compte de ces 4800 restants », a-t-il ajouté.
S’agissant d’une éventuelle grève qui profile à l’horizon dans le secteur de l’éducation à l’orée de l’ouverture des classes, M. Balamou a mentionné à toutes les composantes des enseignants contractuels dans leurs diversités, que les seuls interlocuteurs valables auprès du gouvernement pour discuter des questions des contractuels, c’est bien attendu le SNE qu’il dirige, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par dame Kadiatou Bah, la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) dirigée par le camarade Salifou Camara, la Coordination Nationale des Enseignants Contractuels (CNRC) dirigée par Alsény Mabinty Camara et le Collectif des Enseignants Professionnels (CEP) dirigé par Moussa Doré.
« En dehors de ces gens-là, aucune autre personne n’a la qualité, ni la compétence à plus forte raison la capacité de parler sur le dossier des enseignants contractuels. Donc il est temps pour ceux-là de ne pas se laisser instrumentaliser par ceux qui veulent s’offrir une virginité syndicale et qui sont en perte de vitesse sur le terrain, qui veulent s’agripper sur le dossier des enseignants contractuels pour se donner une certaine popularité qui est perdue » a-t-il laissé entendre.
AGP/10/09/024 AOK/CM/ABD




