Conakry 18 oct. ( AGP)- Le secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, M. Mohamed sikhe Camara, a présidé ce vendredi, 18 octobre 2024, la cérémonie de clôture de l’atelier régional sur la gouvernance et la digitalisation des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil des pays membres de l’OIF à Conakry.
Durant quatre (4) jours d’instances travaux , il a été question pour les pays africains membres de l’OIF de discuter sur la gouvernance et la digitalisation des systèmes d’enregistrement de l’état civil.
Des discutions qui ont abouti à des recommandations aux différents gouvernements d’accélérer la politique de digitalisation, le financement du système d’état civil et la coordination entre les départements sectoriels. Il a été également recommandé aux différentes agences qui gèrent l’état civil et l’identification dans ces différents pays, et aux partenaires techniques de mutualiser et coordonner leurs interventions pour ne pas qu’il ait beaucoup trop d’argent qui sortent sans résultats escomptés, a-t-on indiqué.
Dans son intervention, la Directrice nationale et coordinatrice de la réforme et la modernisation de l’état civil en Guinée, Mme Camara Djenabou Touré explique : « Vous savez lorsque vous avez une population qui n’est pas identifiée, qui n’a pas d’actes juridiques, qui n’a pas d’actes de naissance, vous allez forcément faire des fichiers qui seront toujours contestés, qui seront des fichiers électoraux fantômes, il faut le reconnaître, toutes les recommandations en Guinée depuis plus d’une dizaine d’années ont demandé à ce que nous commencions par d’abord assainir et mettre en place un registre d’état civil et bâtir le fichier électoral propre et solide ».
Dans la même logique, Mme Djenabou Touré a rappelé que les recommandations fortes qui ont été faites par l’ensemble des partenaires techniques et financiers en 1998, le rapport est consultable et qu’il est clair de voir que la première recommandation était de mettre en place le registre d’état civil et partir de là, pour établir le fichier électoral. C’est ce que la Guinée a pris comme décision pendant cette transition pour essayer de passer par l’enregistrement des faits d’état civil. Pour le développement de notre pays, a-t-elle estimé, il faut un registre national d’état civil et un registre national des personnes physiques pour faire distinguer des mineures des personnes majeures.
Pour clore ses propos, la Directrice nationale de la réforme et de la modernisation de l’état civil a fait savoir que le système d’état civil est un élément de développement qui permet à chaque population et à chaque citoyen d’accéder aux services sociaux de base.
de son côté, le secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation, M. Mohamed sikhe Camara, a d’abord remercié tous les participants au nom du ministre du MATD, le général Ibrahima Kalil Condé. Il a ensuite indiqué que les thématiques débattues ont permis de mettre en évidence les stratégies et les meilleures pratiques des différents pays en vue de formuler des recommandations pour une bonne gouvernance de la digitalisation du système d’enregistrement des faits d’état civil.
‘’La digitalisation d’enregistrement des faits d’état civil joue un rôle important, car elle permet non seulement de simplifier les procédures d’établissement des actes civils, mais aussi de produire les statistiques vitales précises, fiables, garantissant l’élaboration des politiques publiques, les droits des personnes et le développement socio-économique. C’est à cela nous invitons l’ensemble des pays de la francophonie à fédérer les interventions pour prendre en compte les éléments clés de la bonne gouvernance comme vision stratégique pour l’avenir’’ ; a-t-il indiqué.
AGP/18/10/024 TM/CM




