Kouroussa, 15 juil (AGP) – À Babila, localité rurale de la préfecture de Kouroussa, Mamoudou Babila Keïta incarne la résilience du monde paysan guinéen. Cultivateur depuis son plus jeune âge, il continue de labourer la terre avec détermination, malgré les défis climatiques et le manque de main-d’œuvre.
Rencontré par un correspondant de l’AGP, Mamoudou Keïta n’a pas mâché ses mots : « J’ai des hectares à perte de vue. Le soleil cogne, la pluie est capricieuse, et les cultures poussent comme elles peuvent. Mais je tiens bon, même si je n’y arrive plus seul. Je suis sur le terrain matin et soir, et je fais souvent appel à d’autres cultivateurs et aux bœufs pour tirer la charrue. »
Fier de ses racines agricoles, il insiste sur les vertus de ce métier souvent sous-estimé : « J’ai grandi dans les labours. Grâce à ce métier, je nourris ma famille, et mes enfants ne connaissent pas l’oisiveté. Pendant les vacances, ils viennent au champ, les mains dans la terre. Je le dis haut et fort : il ne faut pas avoir honte d’être paysan. »
Pour lui, l’agriculture est une voie d’avenir. « C’est un vrai métier, un beau métier. Nous nourrissons le monde. Et aujourd’hui plus que jamais, il faut revenir à l’essentiel », affirme-t-il.
Avant de conclure, Mamoudou Babila Keïta a lancé un appel aux populations : « Pratiquez l’agriculture, la terre ne trahit jamais. »
AGP/15/07/025 MFK/MKC/AND/FM




