Mandiana, 10 jan. (AGP)- En raison des constats alarmants concernant la dégradation de l’environnement, notamment l’apparition de vastes fossés à travers la région, la disparition progressive des cours d’eau (ruisseaux, marigots, rivières et mares), et bientôt des fleuves, le préfet de Mandiana, le Colonel Aboubacar Sidiki Traoré, a pris un arrêté en date du 8 janvier 2026.
C’est une note-circulaire qui met fin à l’utilisation des machines telles que les dragues, pelles mécaniques et concasseurs dans l’exploitation artisanale de l’or. La mesure est entrée en vigueur le 9 janvier 2026.
Les zones aurifères de Mandiana, jadis riches en cours d’eau, sont désormais menacées de disparition, et seuls quelques grands fleuves, comme le Niger, le Milo, le Sankarani et la Fié, restent encore en vie. Cependant, leur lit majeur est à son tour menacé par les effets dévastateurs des concasseurs, pelles mécaniques et dragues.
Cette situation a également des répercussions sociales majeures. Les femmes, traditionnellement impliquées dans le maraîchage le long des cours d’eau, sont contraintes de quitter ces zones en raison de l’assèchement des terres, ce qui les pousse à migrer vers les zones aurifères à la recherche de leur subsistance. Ce phénomène a entraîné une augmentation des divorces et de la délinquance juvénile.
Autre conséquence dramatique, les mares, autrefois abondantes en eau, ont presque toutes disparu. À la fin du mois d’octobre, ces mares sont complètement asséchées, tuant ainsi toutes les espèces aquatiques qui y résidaient.
Cette interdiction devrait freiner l’avancée du désert vers la préfecture de Mandiana, située à proximité des zones sahariennes. La préservation de l’environnement et la lutte contre l’éradication des ressources naturelles locales sont désormais une priorité pour les autorités locales.
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