Beyla, 21 avril (AGP)-Plus d’un mois après la date officielle, la préfecture de Beyla a vibré ce mardi 21 avril 2026 au rythme de la Journée internationale des droits des femmes. Entre célébration et plaidoyer, les citoyennes ont profité de cette tribune pour exiger du gouvernement des réformes profondes garantissant un accès équitable à la justice.
Dès l’aube, elles étaient des centaines à investir les artères de Beyla. Loin d’être une simple formalité festive, cette célébration différée a été transformée en un véritable forum de revendications. Placée sous le thème de l’inclusion juridique, la journée a mis en exergue la nécessité de démanteler les barrières structurelles qui entravent l’émancipation des filles et des femmes en Guinée.
Prenant la parole devant une assemblée attentive, Mme Mafoety Chérif, présidente des femmes de la localité, a dressé un tableau sans complaisance des défis persistants. Elle a vigoureusement dénoncé :
- L’omniprésence des mariages précoces qui brisent des trajectoires scolaires ;
- La persistance des mutilations génitales féminines ;
- Le « plafond de verre » limitant l’accès des femmes aux postes de haute responsabilité.
« L’égalité ne se décrète pas, elle se construit par l’éducation et le sérieux dans l’apprentissage », a-t-elle lancé à l’endroit de la jeunesse féminine.
Le volet institutionnel a été porté par M. Marck Bongono, Directeur préfectoral de la Promotion féminine, de la Famille et des Personnes vulnérables. Ce dernier a mis l’accent sur l’indépendance financière comme rempart contre la précarité. Il a exhorté ses administrées à s’approprier les outils de l’entrepreneuriat pour devenir les propres actrices de leur développement.
Clôturant la série des discours, le Préfet de Beyla, le Colonel Idrissa Camara, a tenu à rassurer sur la volonté politique au sommet de l’État. Tout en saluant les avancées législatives dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), il a rappelé que l’État ne peut agir seul :
« Le Gouvernement consent des efforts, mais la responsabilité commence par l’école. C’est par le savoir que les femmes prendront leur place légitime dans la gouvernance de notre pays. »
La cérémonie s’est achevée dans une note d’espoir avec la remise de satisfécits à plusieurs figures locales, récompensées pour leur engagement constant dans la protection des droits humains et la promotion du genre.
AGP/21/04/026 AB/MKC/FM




