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Beyla : Cris de cœur des jeunes diplômés en quête d’emploi dans les sociétés minières

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Beyla, le 10 juin (AGP)- Faute d’opportunités d’emploi, certains jeunes diplômés de la préfecture de Beyla sont devenus conducteurs de taxi moto et d’autres revendeurs dans les kiosques, cette situation continue d’inquiéter de nombreuses personnes se trouvant dans cette situation.

Malgré les espoirs suscités par la présence de la société Rio Tinto et de ses entreprises sous-traitantes dans la région, plusieurs jeunes affirment avoir déposé leurs dossiers de candidature sans jamais recevoir de réponse.

‎Face à cette situation, beaucoup se tournent vers des activités de survie pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Certains deviennent conducteurs de taxi-moto, d’autres gèrent de petits kiosques afin de pouvoir subvenir à leurs besoins quotidiens pour gagner leur vie.

‎Dans les différentes rues de la préfecture, les motos-taxis sont devenues le refuge de plusieurs diplômés sans emploi. Casque sur la tête et moteur allumé.

Sur le lieu, un conducteur de taxi moto, Alpha Kabinet Diabaté, diplômé en GEA, s’exprime sur le micro du correspondant de l’AGP, ‎« J’ai déposé plusieurs dossiers auprès des sociétés minières et des sous-traitants depuis plus de trois ans. Jusqu’à présent, je n’ai reçu encore aucun appel. Aujourd’hui, je conduis une moto taxi pour aider ma famille et assurer ma propre survie ».

‎Même constat chez Mme, M’ballou Camara, titulaire d’un diplôme en gestion des ressources naturelles, qui tient désormais un petit kiosque de recharge téléphonique au centre-ville, ‎« Nous avions beaucoup d’espoir avec l’arrivée des grandes sociétés minières mais la réalité est difficile.

Beaucoup de jeunes diplômés sont abandonnés à eux-mêmes. Mon kiosque me permet au moins de couvrir quelques dépenses quotidiennes », a-t-elle, indiqué.

‎Pour plusieurs observateurs locaux, cette situation risque d’accroître le chômage, le découragement et même l’exode des jeunes vers d’autres villes du pays à la recherche d’un avenir meilleur.

‎Un responsable associatif de la jeunesse de Beyla, ayant requis l’anonymat, appelle les autorités et les sociétés minières à plus d’implication :

‎« Les jeunes demandent simplement une chance. Il faut privilégier l’emploi local et donner plus de considération aux dossiers déposés par les diplômés de Beyla. »

‎Malgré les difficultés, ces jeunes continuent de croire à un changement. Entre moto taxi, kiosques et télé-centres, ils tentent de garder espoir dans une préfecture où les attentes autour des retombées minières restent encore très fortes.

 AGP / 10/06/026                 AB/KM/AND

 

 

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