Kindia, 08 Juin (AGP)-La Guinée au-delà de ses ressources de son sous-sol offre un paysage magnifique. De la Basse-Guinée en passant par la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée forestière, le pays a de quoi se vanter mais peine à valoriser ce potentiel du couvert végétal.
Sur ma route, Coyah m’accueille avec ses collines cendre où sont nichés des villages. De passage, je sens de bois brûlé et l’odeur poussiéreuse des pleines transportée par le vent. Dans ma contemplation aussi longue, un des passagers me lance un regard en lame de sabre plein d’assurance avant de me dire ceci : << Ah la Guinée, on a tout mais rien n’est mis à profit.>>
Tout au long de mon trajet, je me sens dans une seule conviction que la Guinée est un paradis. Là-bas, j’aperçois des plaines aménagées où des cultivateurs s’activent sous un soleil de plomb. Ils ont la sensation d’avoir attendu les premières pluies. Désormais, rien ne va les retarder pour commencer les semences.
Après des heures de route assis dans un taxi-brousse, j’ai ce regard curieux franchement pas hostile mais qui compare la Guinée aux autres pays. Je suis aussi porté par ce regard au désir sincère, de comprendre et de découvrir ce qui fait la singularité de la Guinée.
C’est le lieu de porter un salut aux autorités d’avoir offert une route magnifique. Qui donne une touche particulière à tous les endroits pittoresques que j’ai traversés. Elle me rappelle les routes toutefois poussiéreuses et lugubres de Conakry et ses habitants.
Dans le taxi-brousse alors que le moteur grondait je continuais toujours à découvrir. Là-bas, je me dis que les autorités pourraient construire des chemins de fer où des trains de bagage pourront passer. Ceci favorisera un commerce florissant. Ou peut-être construire des stations de distraction entre les crêtes des montagnes qui se côtoient de l’autre côté. Ceci pourra attirer des touristes, organiser des colonies de vacances.
À cet instant j’ai compris, que l’intérieur du pays nous offre la simplicité rustique, l’odeur de la terre humide, les chants de l’aube et la chaleur du feu de bois.
AGP/08/06/026 DB/CM/AND




