Conakry, 16 juil. (AGP)- Dar-es-Salam est l’un des quartiers de la commune urbaine de Gbessia qui abrite le plus grand dépôt d’ordures de la capitale, où les habitants font face à des problèmes à l’occasion de chaque saison.
Le constat est que pendant la saison sèche, c’est la fumée qui règne en maître dans le quartier. Et en cette saison des pluies, c’est l’odeur nauséabonde des ordures et les eaux stagnantes dégagées par la décharge.
Rencontré dans la matinée du lundi, 15 juillet 2024, Facinet Camara, citoyen de ce quartier raconte le calvaire des riverains de la décharge.
« Vraiment nous souffrons énormément dans nos maisons à cause de cette décharge. Nous avons mené plusieurs démarches auprès des autorités compétentes mais jusqu’à présent la population est dans la souffrance totale. L’homme ne peut pas s’installer ici pour vivre. Mais comme en Guinée aujourd’hui le problème d’habitation est crucial, c’est pourquoi nous sommes là’’, explique Facinet Camara.
Il poursuit en disant qu’à Dar-es-Salam, chaque saison qui arrive, a ses cortèges de malheurs pour les riverains de la décharge causant ainsi des situations difficiles.
‘’Pendant la saison sèche, nous sommes envahis par la fumée. A cause de cette fumée qui se propage partout à travers les quartiers environnants a vraiment des conséquences néfastes sur nous. Nous avons tout le temps des problèmes pulmonaires et nos enfants sont souvent malades. Des fois nous sommes obligés de nous déplacer pour bien passer la journée.
Et, en cette saison des pluies, comme vous le voyez, nous sommes débordés par les eaux souillées que déverse la décharge. Avec l’odeur des eaux, nous ne pouvons pas passer même 10 minutes au bord de la route. Même les passants sont obligés de masquer leur nez pour ne pas respirer l’odeur que dégagent ces eaux. Parfois les matières fécales sont visibles dans ces eaux. Nos caniveaux sont bouchés. Vraiment, nous sommes là malgré nous », a-t-il raconté.
Une autre habitante de ce quartier qui a préféré garder l’anonymat renchérit en ces termes : « Cette décharge nous cause beaucoup de problèmes. En faisant la cuisine nous sommes envahis par de grandes mouches qui viennent se poser sur nos condiments. C’est pourquoi nous sommes obligés d’utiliser l’eau de javel « .
Face à ces difficultés, nos interlocuteurs ont lancé un appel auprès des autorités.
« Nous avons tout fait pour que ce dépôt d’ordures soit déplacé mais en vain. Alors nous demandons aux autorités de nous venir en aide en faisant le curage de nos caniveaux. Elles n’ont qu’à prendre soins des citoyens qui vivent aux alentours de cette décharge en matière de santé »
AGP/16/04/24 TAK/CM/AND




