Conakry, 05 oct(AGP)-(AGP)-Les organisateurs de cérémonies de mariage, de baptême, d’anniversaire, de match de football et autres festivités installent leurs tentes, chaises et instruments musicaux (baffles) sur les artères des différents quartiers de la capitale.
Si les automobilistes et autres usagers dénoncent l’occupation anarchique de ces axes routiers réalisés par l’Etat pour faciliter la fluidité de la circulation, les riverains eux se plaignent contre la nuisance sonore dont ils sont victimes à chaque cérémonie.
Parfois, l’évènement peut durer jusque tard la nuit (02h ou 3h du matin), empêchant certains citoyens de bien dormir. Le son de la musique est entendu à plusieurs mètres, a constaté notre reporter.
« Nous faisons jouer de la musique pour la population à l’occasion des cérémonies comme les mariages, les anniversaires ou les matches de football. C’est déjà une habitude pour la Guinée et les voisins doivent essayer de nous comprendre », a laissé entendre un propriétaire d’engins de sonorisation.
Boubacar Barry, citoyen au quartier Entag, dans la commune de Matoto, estime que l’Etat doit réglementer ce secteur pour protéger les citoyens contre la nuisance sonore, dont les conséquences sont néfastes à la santé de la population notamment les personnes âgées et les tout-petits.
« A Conakry de nombreuses personnes ignorent l’existence d’un code pour défendre la quiétude dans la société. Nos sommeils sont perturbés par des sons de tout genre et venant de partout surtout pendant les week-ends.
Parfois, moi je suis obligé d’aller les interpeller afin qu’ils baissent le volume de leur musique pour nous permettre de dormir. Si l’Etat ne prend pas des dispositions idoines, ce phénomène risque d’être de sources de conflits dans les quartiers ou de problème de santé publique », a-t-il indiqué.
Une femme âgée qui a requis l’anonymat, interpelle les chefs de quartiers :
« En tant que personne âgée, j’ai besoin de tranquillité surtout la nuit mais mon sommeil est perturbé par ses bruits. Dès qu’il y a organisation dans mon quartier ici à Entag, je reste éveillée jusqu’à la fin de la cérémonie pour pouvoir dormir tranquillement. Je lance un appel aux autorités surtout aux chefs de quartiers de prendre les dispositions pour lutter contre ce phénomène », dit-elle .
AGP/05/10/023 FS/AND




